Marche et Perte de poids : Challenge 10000pas

Laurianne Chignard • 23 janvier 2025

Perte de poids : Marche en extérieur ou sur tapis 

Lorsque l'on parle de perte de poids, le challenge des 10 000 pas par jour est souvent mis en avant. Il s'agit d'un objectif simple à comprendre, mais peut-être pas aussi évident à atteindre dans notre quotidien chargé. Pourtant, cette pratique peut être efficace pour une perte de poids douce et durable. Laissez-moi vous expliquer comment maximiser les bénéfices de la marche pour votre santé et votre silhouette.

10 000 pas et perte de poids : pourquoi cela fonctionne ?
D'abord, il est important de rappeler que l’activité physique seule n’est pas une solution miracle. Si vous souhaitez perdre du poids en marchant, il est indispensable de l’associer à un rééquilibrage alimentaire. Pourquoi ? Parce que la perte de poids repose sur un déficit calorique : vous devez consommer moins de calories que vous n’en brûlez, tout en veillant à nourrir correctement votre corps. La marche vous aide à augmenter votre dépense énergétique, mais elle n’effacera pas un excès calorique régulier.
Ensuite, ce challenge des 10 000 pas permet une approche progressive. Vous ne vous engagez pas dans un programme intense et contraignant, mais vous misez sur une augmentation modérée de votre activité physique. Cette méthode favorise une perte de poids douce, évitant les frustrations et les éventuels échecs dus à des objectifs trop ambitieux.
Enfin, pour ceux qui estiment que marcher ne suffit pas, j’aime rappeler une vérité simple : chaque pas compte. Augmenter votre activité, même légèrement, est toujours bénéfique pour votre santé globale, que ce soit pour votre système cardiovasculaire, votre humeur ou votre niveau d’énergie.

Marche extérieure ou tapis : laquelle choisir ?
J’entends souvent des débats sur les bienfaits de la marche à l’extérieur comparée à la marche sur tapis. Les deux ont leurs avantages, et il est inutile de les opposer. Ce qui compte, c’est de bouger régulièrement.
Marcher à l’extérieur vous offre une expérience sensorielle unique. Vous profitez de l’air frais, de la lumière naturelle et, selon votre environnement, de paysages apaisants. Cela peut transformer une simple promenade en une véritable pause bien-être. C’est une activité gratuite, que l’on peut normalement faire partout et à toute heure. Cependant, je sais qu’il n’est pas toujours évident de marcher dehors. La météo, la sécurité du quartier ou encore la gestion des enfants peuvent être de véritables obstacles.
C’est ici que le tapis de marche entre en jeu. Il vous permet de marcher à tout moment, indépendamment des conditions extérieures. Vous pouvez marcher pendant que vos enfants jouent ou dorment, ou même devant votre série préférée. Et non, ce n’est pas “moins bien” ! Vous brûlerez tout autant de calories et travaillerez votre endurance, tout en étant dans un environnement sécurisé et adapté à vos contraintes.
Et finalement, pourquoi s’obliger à choisir : le tapis est disponible à la maison, vous pouvez faire votre séance quand bon vous semble, mais rien ne vous empêche de faire votre marche en extérieur quand l’occasion s’y prête. L’important est de faire vos 10 000 pas.

Quels objectifs me fixer ?
Côté marche : La mode est actuellement de viser les 10 000 pas au quotidien. C’est un objectif qui correspond à beaucoup de monde. Mais vous n’êtes pas tout le monde, vous êtes unique ! Alors fixez-vous un objectif réalisable, en partant de ce que vous faites actuellement. Quant votre objectif quotient devient facile à atteindre, vous pouvez passer au niveau supérieur. 
Nombre de pas actuel Objectif
2000 3000
3000 5000
5000 7000
7000 10000
10000 12000

Côté alimentation : En complément de la marche, fixez-vous des objectifs alimentaires simples et réalistes. Par exemple, essayez de réduire votre consommation de sucres ajoutés, privilégiez les plats faits maison pour mieux contrôler les ingrédients, et augmentez votre consommation d’eau tout au long de la journée. Ces petits changements, ajoutés à votre activité physique, auront un impact significatif sur votre bien-être et votre poids.

Si vous souhaitez un accompagnement personnalisé pour définir vos objectifs alimentaires et d’activité, je vous invite à prendre rendez-vous avec moi. Ensemble, nous établirons un programme adapté à vos besoins et à votre rythme.


Comment choisir son tapis de marche ?

Si vous envisagez d’investir dans un tapis de marche, voici quelques points à considérer pour faire le bon choix :

  • Faible encombrement : Si vous manquez de place, choisissez un modèle pliable ou compact. Certains tapis peuvent même se glisser sous un lit ou un meuble une fois repliés.
  • Vitesse limite : Si votre objectif est simplement de marcher, un tapis allant jusqu’à 6 ou 10 km/h suffira amplement. Pas besoin d’opter pour un modèle de course.
  • Inclinaison : Cette fonctionnalité est un plus, car elle permet d’intensifier l’effort, de varier vos séances et de brûler plus de calories. Cependant, ce n’est pas indispensable si votre priorité est de marcher à plat.
  • Silence : Assurez-vous que le tapis est peu bruyant, surtout si vous comptez l’utiliser en présence d’autres personnes ou dans un appartement.
  • Poids max: Comme tout appareil de sport, les tapis on une charge maximale, penser à vérifier que tout les membres de la famille peuvent l'utiliser sans souci.


Guide d'achat

Tapi avec pente 5 à 8%, 6km/h, télécommande et Bluetooth max 110kg ici

Tapi avec pente 3 à 5%, 6km/h, télécommande et Bluetooth max 150kg ici

Tapi sans pente, 10km/h, télécommande, max 130kg ici

Tapi avec pente 7%, 12km/h, arche pliable, télécommande et Bluetooth, max 130kg ici


Mon conseil final

Que vous choisissiez de marcher en plein air ou sur un tapis, l’important est de rester cohérent et de transformer cette activité en une habitude. Associez-la à une alimentation équilibrée, et vous verrez des résultats à votre rythme. N’oubliez pas : chaque pas que vous faites est une victoire pour votre santé. Alors, chaussez vos baskets ou allumez votre tapis, et commencez votre challenge aujourd’hui. Vous en êtes capable !

par Laurianne Chignard 4 mars 2026
À l’approche de l’Aïd-el-Fitr, cette fête qui marque la fin du mois de jeûne, il est naturel de vouloir partager des repas généreux et savoureux avec ses proches. Comme je l’expliquais déjà dans mon article consacré au ramadan (repris notamment par Sciences et Avenir et La Provence ), ce mois sacré modifie profondément nos rythmes alimentaires et nos habitudes physiologiques, impactant l’énergie, l’appétit et la digestion . Cependant, au moment de l’Aïd et dans les jours qui suivent, cette envie de festoyer peut mettre notre corps en difficulté si nous revenons brusquement à une alimentation très riche ou déséquilibrée. Après une période de jeûne diurne prolongé, notre système digestif a adapté sa production enzymatique, sa motricité gastro-intestinale et sa gestion hormonale : une reprise alimentaire excessive peut engendrer des inconforts tels que ballonnements, reflux, fatigue marquée, mais aussi une prise de poids non souhaitée . Il est possible de célébrer l’Aïd en respectant cette période de transition physiologique, en combinant plaisir et nutrition adaptée.
par Claire Khalfa 4 mars 2026
Dans l’accompagnement de la perte de poids, je constate souvent que la difficulté ne réside pas uniquement dans l’équilibre alimentaire. Les sensations de faim et de satiété, les envies irrépressibles, le grignotage ou l’alimentation émotionnelle peuvent freiner les efforts, même lorsque la motivation est bien présente. J’ai donc proposé à Claire Khalfa , hypnothérapeute installée à Nantes, de vous présenter l’anneau gastrique virtuel par hypnose. Dans l’article qui suit, elle explique en quoi consiste cette méthode, à qui elle s’adresse et comment elle peut venir soutenir une démarche de perte de poids, sans chirurgie. Nos approches ne se remplacent pas, elles peuvent être complémentaires. Je vous laisse découvrir son éclairage pour mieux comprendre cette technique et voir si elle peut correspondre à votre situation.
par Laurianne Chignard 8 février 2026
Ces derniers mois, le thé hōjicha s’invite de plus en plus sur les réseaux sociaux. Présenté comme une alternative douce au matcha, il suscite curiosité et engouement… alors même qu’il est, historiquement, bien plus ancien que le matcha. J’ai eu le plaisir d’être interviewée dans cet article d’Allo Docteurs, qui revient précisément sur cette question : le hōjicha possède-t-il les mêmes bienfaits que le matcha ? La réponse est nuancée. Bien qu’ils proviennent tous deux du Camellia sinensis, leur mode de transformation change profondément leurs propriétés. La torréfaction du hōjicha réduit fortement sa teneur en théine et en antioxydants, ce qui en fait une boisson plus douce, mieux tolérée par les personnes sensibles à la caféine, mais sans l’effet stimulant caractéristique du matcha. Cet article est donc l’occasion de découvrir (ou redécouvrir) un thé traditionnel japonais, longtemps consommé au quotidien au Japon, et qui connaît aujourd’hui une seconde vie grâce aux réseaux sociaux. Une bonne illustration du fait que les tendances actuelles ne sont pas toujours synonymes de nouveauté, mais parfois de redécouverte. 👉 Lien vers l’article : https://www.allodocteurs.fr/le-the-hojicha-possede-t-il-les-memes-bienfaits-que-le-matcha-45934.html
par Laurianne Chignard 8 février 2026
La maladie de Hashimoto est une pathologie auto-immune de la thyroïde encore trop souvent diagnostiquée tardivement. En consultation, je rencontre régulièrement des personnes qui « sentent bien que quelque chose ne va pas », sans parvenir à mettre des mots précis sur leurs ressentis. Fatigue persistante, moral en berne, prise de poids inexpliquée… autant de signaux parfois banalisés, alors qu’ils méritent une vraie attention. La difficulté avec la thyroïdite de Hashimoto, c’est que ses symptômes sont nombreux, peu spécifiques et variables d’une personne à l’autre. On retrouve fréquemment une fatigue chronique, une frilosité inhabituelle, une prise de poids ou une difficulté à en perdre malgré des efforts, une chute de cheveux, une peau sèche, des troubles digestifs comme la constipation, des troubles de la concentration et de la mémoire, une baisse de la motivation, des douleurs musculaires ou articulaires, des cycles menstruels irréguliers ou encore une baisse de la libido. Chez les femmes, ces manifestations peuvent passer totalement inaperçues, en particulier autour de la périménopause ou de la ménopause. Bouffées de chaleur, fatigue, troubles du sommeil, variations de l’humeur ou prise de poids sont souvent attribués uniquement aux changements hormonaux liés à cette période de vie, alors qu’une atteinte thyroïdienne peut coexister ou s’installer progressivement. C’est ce chevauchement des symptômes qui retarde parfois le diagnostic. La première étape reste incontournable : consulter son médecin traitant. C’est lui qui pourra évaluer la pertinence des examens biologiques en fonction de votre clinique et de votre histoire personnelle et familiale. La prise de sang est ensuite un outil clé du dépistage, mais il est important de rappeler qu’un dosage isolé de la TSH ne suffit pas pour explorer correctement la thyroïde. Pour une évaluation plus complète, il est nécessaire de doser également les hormones thyroïdiennes libres, la T3 et la T4, ainsi que les anticorps spécifiques, notamment les anti-TPO et anti-thyroglobuline, marqueurs de l’auto-immunité. Le remboursement par la sécurité sociale est controlé, alors certains médecins ne les prescrive pas pour "un simple doute" Aujourd’hui, il est possible de demander ces dosages directement en laboratoire (mëme sans ordonnance médicale). Cette option peut représenter un premier pas pour certaines personnes qui ne sente pas écoutées par le médecin , mais il faut avoir en tête que les analyses restent alors entièrement à la charge du patient. Surtout, il est essentiel de ne pas jouer à l’apprenti sorcier. Des résultats en dehors des normes ne doivent jamais conduire à un auto-diagnostic ou à une auto-prise en charge. En cas d’anomalies biologiques, la consultation d’un endocrinologue est indispensable (et ne sera plus refusée par votre médecin avec vos analyses en poche). Ce spécialiste pourra interpréter finement les résultats sanguins et demandera, a minima, une échographie thyroïdienne afin de confirmer ou non le diagnostic de thyroïdite de Hashimoto. Sous l’angle de la médecine fonctionnelle , il est toutefois possible d’agir en amont, lorsque les valeurs biologiques sont encore dans les normes mais ne se situent pas dans des zones considérées comme optimales, notamment en présence de symptômes évocateurs. Dans ce contexte, un travail sur l’hygiène de vie, l’alimentation, la gestion du stress et les éventuelles carences micronutritionnelles peut déjà apporter un réel bénéfice et contribuer à ralentir l’évolution de la dysfonction thyroïdienne. Lorsque la maladie de Hashimoto est confirmée, une prise en charge diététique adaptée est fortement recommandée . L’objectif n’est pas de « guérir » la maladie, mais d’accompagner le traitement médical, de soutenir la fonction thyroïdienne, de moduler l’inflammation et d’améliorer la qualité de vie au quotidien. Une alimentation personnalisée, réfléchie et évolutive fait pleinement partie du parcours de soins. Être à l’écoute de ses symptômes, oser poser des questions et se faire accompagner par des professionnels formés reste aujourd’hui la meilleure stratégie pour avancer sereinement face à la maladie de Hashimoto.
par Laurianne Chignard 28 janvier 2026
Le mercredi 11 février à 19h30, j’aurai le plaisir de participer à une soirée un peu particulière au Do It Bar , à Nantes. Organisé par la Jeune Chambre Économique de Nantes , l’événement Option Zéro propose une immersion conviviale dans l’univers des boissons sans alcool, à travers un format mêlant quiz, témoignages et dégustation. L’objectif est simple : montrer qu’il est tout à fait possible de partager un moment festif sans alcool, sans frustration ni ennui, et surtout avec beaucoup de goût. Dans ma pratique je rencontre régulièrement des personnes qui souhaitent réduire leur consommation d’alcool, faire une pause, ou simplement explorer d’autres options, sans toujours savoir par où commencer. Cette soirée s’inscrit pleinement dans cette démarche. Elle offre un espace bienveillant pour échanger, poser des questions et découvrir concrètement des alternatives qualitatives. Je serai accompagnée de Jean-Philippe Braud, fondateur de Gueule de Joie , une enseigne spécialisée dans les boissons sans alcool. Ensemble, nous aborderons différents aspects : les raisons qui peuvent pousser à consommer moins d’alcool, les bénéfices possibles sur la santé et le quotidien, mais aussi la réalité du marché actuel, qui évolue rapidement avec des produits de plus en plus travaillés sur le plan aromatique. Au-delà des apports théoriques, la dégustation occupe une place centrale dans la soirée. Elle permet de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle selon laquelle le sans alcool serait fade ou peu intéressant. Aujourd’hui, on trouve des bières, des cocktails et des boissons fermentées sans alcool aux profils sensoriels complexes, capables de rivaliser avec leurs équivalents alcoolisés. D’un point de vue nutritionnel, réduire ou supprimer l’alcool peut avoir des effets positifs sur le sommeil, la digestion, l’énergie, la gestion du poids ou encore la santé hépatique. Bien sûr, chaque situation est individuelle, et il ne s’agit pas d’imposer un modèle unique, mais plutôt d’ouvrir le champ des possibles et de redonner du choix. Cette soirée s’adresse à toutes celles et ceux qui sont curieux, en questionnement, ou simplement amateurs de nouvelles expériences gustatives. L’entrée est fixée à 7 € , et l’événement se déroule au Do It Bar à partir de 19h30. Je me réjouis de pouvoir échanger avec vous dans ce cadre convivial, et de contribuer à faire évoluer le regard porté sur le sans alcool. Si vous avez envie de découvrir une autre manière de faire la fête, Option Zéro est une belle occasion de franchir le pas. Au plaisir de vous y retrouver.
par Laurianne Chignard 28 janvier 2026
La migraine ne se résume pas à un simple mal de tête. Il s’agit d’un trouble neurologique complexe, souvent accompagné de nausées, de photophobie (sensibilité à la lumière), de phonophobie (sensibilité au bruit) et parfois de troubles visuels. Chez de nombreuses personnes, l’alimentation joue un rôle non négligeable dans la fréquence ou l’intensité des crises. En tant que diététicienne nutritionniste, je constate régulièrement en consultation que certains ajustements alimentaires peuvent contribuer à améliorer le confort de vie, à condition d’être personnalisés et intégrés dans une prise en charge globale. Pourquoi l’alimentation peut influencer la migraine ? Plusieurs mécanismes sont impliqués. Certains aliments peuvent agir comme déclencheurs en modifiant la libération de neurotransmetteurs (notamment la sérotonine), en favorisant l’inflammation ou en perturbant la régulation vasculaire. D’autres, au contraire, apportent des nutriments essentiels au bon fonctionnement du système nerveux, comme le magnésium, les vitamines du groupe B ou les oméga-3. Il est important de garder à l’esprit que les déclencheurs varient énormément d’une personne à l’autre. Il n’existe donc pas de “régime anti-migraine universel”, mais plutôt des pistes à explorer. Les aliments souvent impliqués dans les crises Certains produits reviennent fréquemment dans la littérature scientifique et dans les observations cliniques. Les fromages affinés, la charcuterie, les poissons fumés ou marinés contiennent des amines biogènes (comme la tyramine), susceptibles de favoriser les migraines chez les personnes sensibles. Les aliments ultra-transformés (AUT) , riches en glutamate monosodique, en nitrites ou en additifs, peuvent également être problématiques. Le chocolat, l’alcool (en particulier le vin rouge), ainsi que les édulcorants comme l’aspartame sont parfois rapportés comme déclencheurs. Enfin, sauter des repas ou manger de façon très déséquilibrée peut provoquer des variations de glycémie, elles-mêmes connues pour favoriser l’apparition de céphalées. Je précise toutefois que ces aliments ne sont pas systématiquement responsables. Leur impact dépend du terrain individuel, du contexte hormonal, du niveau de stress, du sommeil et de nombreux autres facteurs. Le cas de la caféine La caféine mérite une attention particulière. Consommée en excès ou de façon irrégulière, elle peut favoriser l’apparition de migraines ou provoquer des céphalées de sevrage. En revanche, chez certaines personnes, un café de bonne qualité, pris sans excès et de manière stable au quotidien, peut avoir un effet bénéfique grâce à son action vasoconstrictrice (réduction du diamètre des vaisseaux sanguins) et à ses propriétés antalgiques légères. C’est d’ailleurs pour cette raison que la caféine est parfois intégrée dans certains traitements contre la migraine. Tout est donc affaire de dose, de régularité et de sensibilité individuelle. Chez les buveurs habituels de café, généralement on recommande de ne pas arrêter brusquement Les aliments à privilégier pour soutenir le système nerveux À l’inverse, certains choix alimentaires peuvent aider à réduire la vulnérabilité aux crises. Je recommande généralement une alimentation simple, peu transformée et régulière, basée sur des produits bruts. Les légumes verts (épinards, brocolis, blettes), les légumineuses, les oléagineux et les graines apportent du magnésium, un minéral impliqué dans la relaxation neuromusculaire. Les poissons gras (sardine, maquereau, saumon), l’huile de colza ou de noix contribuent aux apports en oméga-3, connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Les céréales complètes, les œufs, les légumes secs et certains fromages frais participent à l’apport en vitamines du groupe B, essentielles au métabolisme énergétique cérébral. Une bonne hydratation est également fondamentale : une déshydratation même modérée peut suffire à déclencher un mal de tête. Enfin, la régularité des repas joue un rôle clé. Manger à heures fixes aide à stabiliser la glycémie et limite les variations énergétiques qui fragilisent le cerveau. Et les produits laitiers ? Les produits laitiers font régulièrement l’objet de questions en lien avec la migraine. À ce jour, les études scientifiques ne montrent pas de lien clair et systématique entre leur consommation et l’apparition des crises. En revanche, un point d’attention concerne la caséine A1, une protéine présente dans le lait de vache conventionnel, suspectée chez certaines personnes de favoriser une réponse inflammatoire de bas grade au niveau digestif et systémique. Même si les données restent limitées, je constate en pratique que plusieurs patients rapportent un mieux-être, notamment sur la fréquence ou l’intensité des migraines, après une période d’éviction des produits laitiers. Cela ne signifie pas qu’ils soient problématiques pour tout le monde, mais et sans carence (en veillant notamment aux apports en calcium et en protéines), peut parfois être pertinent dans une démarche d’observation personnalisée. EN effet, m^me si on se comprend pas forcement pourquoi, ci une éviction vous soulage, on continue ! (et inversement) L’intérêt d’une approche personnalisée Dans ma pratique, j’encourage souvent la tenue d’un journal alimentaire et des symptômes. Cela permet d’identifier d’éventuels liens entre ce que vous mangez et l’apparition des crises, sans tomber dans des évictions inutiles. Supprimer trop d’aliments sans accompagnement peut entraîner des carences, de la frustration et une relation compliquée à l’alimentation. L’objectif reste toujours de préserver le plaisir de manger tout en soutenant la santé. Si vous souffrez de maux de tête récurrents ou de migraines, je vous rappelle q u’il est indispensable de consulter un médecin afin d’obtenir un diagnostic précis . Les conclusions médicales permettent ensuite d’orienter et d’ajuster les choix alimentaires de manière pertinente et sécurisée. L’alimentation peut être un véritable levier d’accompagnement, mais elle ne remplace jamais une prise en charge médicale adaptée. Un suivi nutritionnel personnalisé peut alors s’inscrire comme un complément précieux pour mieux vivre avec la migraine.
par Laurianne Chignard 28 janvier 2026
En consultation, j’entends très souvent cette phrase : « Je crois que je fais de l’hyperphagie… ». Pourtant, derrière ce terme se cachent parfois de simples compulsions alimentaires, et ces deux situations, bien que proches en apparence, ne recouvrent pas la même réalité clinique ni les mêmes mécanismes. Je vous propose aujourd’hui de faire le point, avec des mots simples, afin de mieux comprendre ce qui se joue. Les compulsions alimentaires Les compulsions alimentaires correspondent à des prises alimentaires soudaines, difficiles à contrôler, généralement déclenchées par une émotion ou un état interne : stress, fatigue, tristesse, frustration, ennui. La personne ressent une envie très forte de manger, souvent orientée vers des aliments réconfortants. L’épisode peut être bref ou durer un peu plus longtemps, mais il n’implique pas nécessairement une quantité massive de nourriture. Dans les compulsions, l’alimentation devient une stratégie d’adaptation émotionnelle. On mange pour apaiser une tension, se calmer, se distraire ou se consoler. Après coup, il est fréquent d’éprouver de la culpabilité ou de la honte, ce qui entretient le cercle vicieux. Sur le plan physiologique, ces épisodes sont souvent favorisés par une restriction alimentaire préalable, volontaire ou non : sauter des repas, manger trop peu, ou s’imposer trop d’interdits fragilise les signaux de régulation et augmente le risque de perte de contrôle. L’hyperphagie L’hyperphagie boulimique, elle, est un trouble du comportement alimentaire (TCA) reconnu médicalement . Selon les critères diagnostiques (DSM-5), elle se caractérise par la présence répétée de crises durant lesquelles une personne consomme, en un temps limité (environ deux heures), une quantité de nourriture nettement supérieure à ce que la plupart des gens mangeraient dans des circonstances similaires, avec un sentiment marqué de perte de contrôle . Ces crises s’accompagnent d’au moins plusieurs des éléments suivants : manger très rapidement, manger jusqu’à un inconfort physique, manger sans sensation de faim, manger seul par gêne, puis ressentir du dégoût, de la culpabilité ou une grande tristesse après l’épisode. Pour parler d’hyperphagie boulimique, ces crises doivent survenir en moyenne au moins une fois par semaine pendant trois mois , sans comportements compensatoires réguliers (vomissements, laxatifs, sport excessif), contrairement à la boulimie. Il s’agit donc d’un trouble à part entière, associé à une souffrance psychologique importante et à un impact réel sur la qualité de vie. La différence majeure entre compulsions alimentaires et hyperphagie repose sur plusieurs paramètres : l’intensité des épisodes, la quantité ingérée, leur fréquence et surtout leur caractère chronique. Les compulsions peuvent être ponctuelles ou contextuelles, tandis que l’hyperphagie s’inscrit dans un fonctionnement durable. Il est aussi essentiel de comprendre que ces comportements ne sont ni un manque de volonté ni un défaut de motivation. Ils traduisent un déséquilibre entre besoins physiologiques, émotionnels et parfois hormonaux. Le corps et le cerveau cherchent avant tout à se protéger. Pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose un petit auto-test d’orientation (ce n’est pas un diagnostic, mais un outil de repérage). Vous pouvez vous poser ces questions : – Ai-je des épisodes où je mange beaucoup plus que prévu, avec une impression de ne plus maîtriser ? – Est-ce que ces épisodes reviennent régulièrement ? – Est-ce que je mange parfois très vite, jusqu’à être physiquement mal à l’aise ? – Est-ce que je mange sans avoir faim, ou en cachette ? – Est-ce que je ressens de la honte, de la culpabilité ou une grande tristesse après ces moments ? – Est-ce que ces comportements ont un impact sur mon moral, mon poids, mon énergie ou ma vie sociale ? Si plusieurs réponses sont positives, surtout de façon répétée, il peut être pertinent d’en parler à un professionnel de santé. Dans mon accompagnement, je travaille toujours sur plusieurs axes : restaurer une alimentation suffisamment nourrissante et régulière, réapprendre à écouter les signaux de faim et de satiété, identifier les déclencheurs émotionnels et développer d’autres stratégies que la nourriture pour faire face aux tensions du quotidien. Lorsque cela est nécessaire, un travail pluridisciplinaire avec un psychologue ou un psychiatre est précieux, notamment dans les situations d’hyperphagie boulimique. Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, sachez qu’il existe des solutions et qu’un accompagnement adapté peut réellement améliorer votre relation à l’alimentation. Vous n’êtes pas seul(e), et ce que vous vivez mérite d’être entendu, sans jugement. Je reste convaincue qu’avec de la bienveillance, des outils concrets et un suivi personnalisé, il est possible de retrouver une relation plus apaisée avec la nourriture… et avec soi-même.
par Laurianne Chignard 24 janvier 2026
Lire une étiquette alimentaire est une compétence précieuse pour faire des choix éclairés, adaptés à vos besoins et à votre santé. Le sujet est vaste, c’est pourquoi j’ai choisi de le traiter à travers plusieurs articles complémentaires. Dans un premier article, j’ai posé les bases de la lecture des étiquettes alimentaires. J’y explique pourquoi ces informations sont utiles au quotidien, comment utiliser le Nutri-Score comme repère global tout en en connaissant les limites, et comment analyser une étiquette dans son ensemble, sans se focaliser sur un seul élément. Vous pouvez retrouver cet article ici : https://www.dieteticienne-nutritionniste-nantes.com/lecture-des-etiquettes Dans un second temps, je me suis intéressée aux allégations nutritionnelles telles que « riche en fibres », « sans sucres ajoutés » ou « pauvre en sel ». Ces mentions, très présentes sur les emballages, sont strictement encadrées par la réglementation européenne. Elles peuvent orienter le choix, mais ne remplacent jamais une lecture attentive du tableau nutritionnel et de la liste d’ingrédients. Cet article est disponible à cette adresse : https://www.dieteticienne-nutritionniste-nantes.com/les-allegations-nutritionnelles Aujourd’hui, je vous propose de vous concentrer sur un élément central de l’étiquette : le tableau des valeurs nutritionnelles, afin de comprendre ce qu’il contient, ce qui est obligatoire, et surtout comment l’interpréter avec pertinence.
par Laurianne Chignard 18 janvier 2026
Bibliothèque diététique à Nantes : prêt de livres de nutrition, recettes et santé réservé aux patients DiétNantes. Un espace de partage pour suivi nutritionnel.
par Laurianne Chignard 12 janvier 2026
Dans nos emplois du temps toujours plus chargés, trouver le temps d’organiser ses repas et de penser à son alimentation peut rapidement devenir un défi. C’est précisément pour répondre à ce besoin de simplicité et d’efficacité que j’ai conçu « Ma diét’ dans ma poche », une formule de suivi diététique à distance pensée pour celles et ceux qui souhaitent progresser sans passer par un bilan diététique complet. Cette offre s’adresse à vous si vous avez un objectif clair, que vous connaissez déjà vos besoins, et que vous recherchez un cadre structuré pour organiser vos repas, trouver l’inspiration au quotidien et réussir vos changements alimentaires sans perdre de temps dans des démarches trop complexes. Plutôt que d’attendre un rendez-vous traditionnel, vous pouvez accéder en moins de 24 heures à un plan alimentaire ciblé, adapté à votre situation. La formule se déroule via une application dédiée dans laquelle vous retrouvez votre plan alimentaire sous forme de ebook, rédigé par moi meme à choisir parmi une sélection évolutive , des outils de suivi, et un accès à des ressources qui facilitent la mise en pratique. Je sais à quel point manquer d’idées peut freiner la mise en place de nouvelles habitudes : c’est pourquoi je m’engage à enrichir régulièrement votre espace avec des recettes simples, équilibrées et inspirantes, ainsi qu’une sélection des meilleurs choix alimentaires selon les saisons. L’accompagnement ne s’arrête pas là. Vous pouvez me poser vos questions directement via la messagerie sécurisée de l’application. Je m’engage à vous répondre sous 72 heures ouvrées pour toute interrogation d’ordre général, vous permettant ainsi de garder un lien professionnel même à distance. Et si, au fil de votre parcours, vous ressentez le besoin d’un suivi plus approfondi ou d’un bilan personnalisé, nous pourrons envisager ensemble une consultation en visioconférence. Enfin, « Ma diét’ dans ma poche » se veut simple, transparente et flexible. L’abonnement mensuel est clair, et vous offre la liberté de l’interrompre facilement après 3mois si vos besoins évoluent. Ce format représente une belle solution pour celles et ceux qui souhaitent intégrer des changements alimentaires durables dans leur vie, avec un accompagnement professionnel structuré, accessible et adapté à leur rythme.