Ozempic, Wegovy, Mounjaro : et si on parlait vraiment de nutrition ?

Les traitements à base d'analogues du GLP-1 font aujourd'hui beaucoup parler d'eux. Ozempic, Wegovy, Mounjaro, Saxenda... ces médicaments représentent une avancée réelle dans la prise en charge de l'obésité, et il serait réducteur de les balayer d'un revers de main. Mais ils ne sont pas une solution autonome. Et c'est là que mon rôle prend tout son sens.
Ce que dit la réglementation
Depuis juin 2025, ces médicaments peuvent être prescrits par le médecin généraliste dans l'obésité, mais uniquement en deuxième intention, c'est-à-dire après qu'une prise en charge nutritionnelle sérieuse a été mise en place sans résultat suffisant. En d'autres termes, le suivi diététique n'est pas optionnel : il est une condition préalable à la prescription.
Avant le traitement : construire les bases
Un accompagnement diététique en amont permet d'évaluer votre alimentation, d'identifier les déséquilibres, de travailler sur vos habitudes et de préparer votre organisme. C'est aussi le moment d'explorer ensemble si un traitement médicamenteux est réellement pertinent pour vous, ou si d'autres leviers non encore explorés peuvent suffire.
Pendant le traitement : adapter et protéger
Les GLP-1 réduisent significativement l'appétit. C'est leur principal mécanisme d'action, et c'est aussi leur principal risque nutritionnel. Manger moins ne signifie pas manger mieux. Sans un accompagnement rigoureux, ce type de traitement peut entraîner des carences, une fonte musculaire importante, et des comportements alimentaires déséquilibrés difficiles à corriger ensuite.
Mon rôle pendant le traitement est de veiller à la qualité nutritionnelle de ce que vous mangez malgré la réduction des quantités, de surveiller votre composition corporelle via bilan de masse corporelle, et d'adapter le suivi au fil des semaines.
La réalisation du bilan de masse corporelle nous permet de surveiller votre transformation physique et votre santé
Après le traitement : ne pas tout perdre
C'est la réalité que les médias oublient souvent de mentionner : à l'arrêt du traitement, une partie du poids reprend. Ce n'est pas une fatalité, à condition d'avoir construit pendant le traitement de nouvelles habitudes alimentaires solides. C'est précisément l'objectif de notre travail ensemble.
Ce que je propose
Je vous accompagne à chaque étape de votre parcours GLP-1, en cabinet à Nantes ou en téléconsultation partout en France. Le suivi comprend un bilan nutritionnel complet, une analyse de composition corporelle, un accompagnement alimentaire personnalisé et un suivi régulier adapté à l'évolution de votre traitement.
"J'ai suivi un diététicien et je n'ai pas perdu de poids, c'est donc que ça ne marchait pas ?"
L'obésité n'est pas un problème de volonté, ni un problème de connaissance alimentaire. C'est une maladie chronique, multifactorielle, dans laquelle interviennent la génétique, les hormones, le métabolisme, l'environnement, l'histoire personnelle, et des mécanismes physiologiques que ni vous ni votre diététicien ne pouvez contourner à la seule force du travail alimentaire.
Si un suivi diététique n'a pas suffi à produire la perte de poids espérée, ce n'est pas la preuve que la diététique a échoué. C'est la preuve que votre obésité nécessite une prise en charge plus complexe, dans laquelle un traitement médicamenteux peut légitimement trouver sa place.
Et voici ce qui est souvent mal compris : le suivi diététique que vous avez eu n'était pas inutile. Il a construit des bases: une meilleure connaissance de votre alimentation, de meilleures habitudes, parfois une amélioration de paramètres biologiques qui ne se voient pas sur la balance. Il a aussi constitué, au sens médical du terme, la "prise en charge nutritionnelle préalable" sans laquelle le traitement médicamenteux ne peut pas être prescrit aujourd'hui.
En d'autres termes : si vous perdez du poids avec un GLP-1 après avoir suivi un diététicien, ce n'est pas que la diététique ne servait à rien. C'est que la combinaison des deux: le travail alimentaire ET le traitement médicamenteux, produit ce que ni l'un ni l'autre ne pouvait produire seul. C'est exactement ce que recommande la HAS.
La question n'est donc pas "diététique ou médicament". C'est "diététique et médicament, au bon moment, pour la bonne personne."

