L'importance de l'expression des émotions chez l'enfant face à une prise en charge alimentaire
Laurianne Chignard • 12 avril 2025
L'importance de l'expression des émotions chez l'enfant face à une prise en charge alimentaire
L’alimentation occupe une place centrale dans la vie des enfants, non seulement pour leur croissance et leur développement physique, mais également pour leur bien-être émotionnel. Lorsqu’un enfant fait face à des préoccupations alimentaires, que ce soit en raison d'un suivi concernant son poids, un régime spécifique ou des troubles du comportement alimentaire (TOA), il est essentiel que son ressenti soit pris en compte.
Les émotions jouent un rôle fondamental dans notre relation avec la nourriture. En tant qu’adultes, nous savons bien que ce que nous mangeons peut être influencé par notre état émotionnel : la tristesse, l’ennui, le stress ou encore la joie. Il en va de même pour les enfants, qui, parfois, n’ont pas encore les outils nécessaires pour comprendre ou exprimer ces émotions de manière adéquate. Dans ce contexte, une prise en charge alimentaire qui intègre la dimension émotionnelle devient un levier puissant pour accompagner l'enfant vers un rééquilibrage sain et durable.
Pourquoi l'expression des émotions est-elle si importante ?
Lorsque l’enfant est confronté à un suivi alimentaire lié à des préoccupations de poids ou des troubles du comportement alimentaire, ses émotions sont souvent bouleversées. L’anxiété face à la nourriture, la culpabilité après un repas ou la frustration de devoir suivre un régime peuvent être des sources de stress importantes. Ces émotions peuvent même, à terme, créer des obstacles à une relation saine avec l'alimentation.
Un enfant qui n’a pas les moyens d'exprimer ce qu’il ressent risque de développer des mécanismes d'évitement, comme l’alimentation émotionnelle ou les comportements restrictifs, qui nuisent à sa santé mentale et physique. D’où l’importance d’aider l’enfant à verbaliser ce qu’il ressent. C’est un moyen de créer un environnement de confiance et d'accepter l’alimentation comme un acte naturel, libre de jugements et de peurs.
L’outil émotionnel pour mieux comprendre et agir
Une des premières étapes pour favoriser cette prise de conscience émotionnelle consiste à offrir à l’enfant des moyens de reconnaître et d’exprimer ses émotions. En intégrant des outils simples et visuels dans le cadre de la prise en charge alimentaire, comme une feuille des émotions, on permet à l’enfant de mieux comprendre ce qu’il ressent pendant et en dehors des repas.
Cette feuille peut présenter un éventail d’émotions de manière graphique : des visages souriants, tristes, en colère, ou apeurés, accompagnés de mots-clés qui les décrivent. Par exemple : "Je suis content quand je mange ce plat", "Je me sens frustré de devoir manger quelque chose que je n'aime pas", ou encore "Je suis stressé quand je dois peser ma nourriture". Ces représentations permettent à l’enfant d'identifier plus facilement ce qu’il vit et de mettre des mots sur ses ressentis.
Comment utiliser l’outil des émotions pendant et en dehors des repas ?
L’utilisation de cette feuille peut se faire à plusieurs moments de la journée, que ce soit avant, pendant ou après un repas. Avant de s’attabler, l’enfant peut indiquer sur la feuille comment il se sent à l'idée du repas à venir. Cela lui permet de prendre conscience de ses attentes ou de ses craintes. Par exemple, si l’enfant se sent anxieux à l’idée de devoir manger un plat qu’il n’apprécie pas, il peut le noter, et cela pourra être un point de discussion lors de la séance de suivi.
Pendant le repas, l’enfant peut continuer à observer ses émotions en notant comment il se sent au fur et à mesure que la nourriture est servie et dégustée. Après le repas, il pourra également indiquer s’il s’est senti rassasié, content, ou, au contraire, s’il a eu du mal à finir son assiette ou s’il se sent coupable d’avoir mangé un aliment qu’il estime "interdit".
En dehors des repas, cet outil peut également servir à exprimer les émotions qui ne sont pas directement liées à la nourriture, mais qui influencent la relation à celle-ci, comme le stress scolaire, les conflits familiaux ou les préoccupations personnelles.
Télécharger gratuitement l’outil des émotions
Pour vous aider à accompagner l’enfant dans cette démarche d’expression émotionnelle, je vous propose un outil à télécharger gratuitement : une feuille A4 représentant différentes émotions sous forme de visages. Ce support permettra à l’enfant d’identifier et de nommer ses ressentis en toute simplicité. Vous pourrez l’utiliser aussi bien à la maison qu’en consultation.
Comment l'utiliser ?
Avant le repas : Demandez à l'enfant de choisir l'émotion qui correspond à son ressenti avant le repas.
Pendant le repas : Encouragez-le à noter comment il se sent au fur et à mesure que le repas se déroule. Est-il rassasié, satisfait, ou bien contrarié ?
Après le repas : Discutez avec lui des émotions qu'il a ressenties durant le repas et de son ressenti après avoir terminé.
Ce simple geste peut permettre à l'enfant d’acquérir une meilleure conscience de ses émotions, d’être plus à l’aise avec ses repas et de poser les bases d'une relation apaisée avec la nourriture.
Téléchargez dès maintenant l’outil des émotions pour aider votre enfant à exprimer ses ressentis de manière ludique et constructive. Il s'agit d'un premier pas vers une prise en charge alimentaire en toute sérénité et en pleine conscience.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.







