L'exercice du miroir

Laurianne Chignard • 20 juillet 2026

L'exercice du miroir : sans doute l'exercice le plus difficile que je propose en consultation

Dans mon accompagnement, on parle beaucoup d'alimentation, de digestion, de rythmes, de micronutrition. Mais il y a un exercice que je propose parfois à mes patients, et qui n'a rien d'alimentaire : se tenir seul(e), nu(e), face à un miroir, pendant trois minutes. Sans juger, sans lister ce que l'on voudrait changer. Juste observer.

Je le dis sans détour : c'est probablement l'exercice le plus difficile que je peux demander. Plus difficile, bien souvent, qu'un changement d'habitude alimentaire ou qu'une réintroduction progressive d'aliments. Parce qu'il ne s'agit pas de faire, mais de regarder, et de rester avec ce que l'on voit.

Pourquoi je propose cet exercice

Je le propose d'autant plus facilement quand la personne en face de moi a une vision déformée, négative de son corps, une image qui ne correspond plus (ou plus tout à fait) à la réalité. Dans ces situations, tant que l'on n'a pas pris le temps de regarder vraiment, il est difficile de travailler sur autre chose : l'alimentation, la motivation, les objectifs, tout vient se heurter à ce rapport au corps qui reste, en arrière-plan, chargé de jugement.

Cet exercice n'a pas vocation à être agréable. Il vise à créer un temps d'observation sans jugement, pour ensuite mieux comprendre, ensemble, les schémas de pensée qui traversent le rapport au corps. C'est un exercice exigeant, mais je le crois profondément enrichissant : il permet de se donner un temps pour soi, de se confronter à ce corps que l'on repousse parfois depuis des années, et d'en ressortir, la plupart du temps, avec une motivation plus forte qu'avant.

Quand un accompagnement psy est déjà en place

Certains de mes patients sont déjà suivis par un psychologue ou un psychiatre. Dans ce cas, si l'exercice fait remonter quelque chose de fort, je ne considère pas forcément que je reviens déçue ou en échec : je laisse le professionnel déjà en place prendre le relais sur ce terrain-là, qui n'est pas le mien. Quand ce n'est pas le cas, nous continuons d'avancer ensemble, à notre rythme, avec les outils qui sont les miens.

Le vrai bénéfice arrive plus tard

Ce que je trouve le plus intéressant dans cet exercice, ce n'est pas toujours la première fois. C'est quand on le refait, plusieurs mois après. On voit alors ce qui a évolué, ce qui a changé dans le regard que l'on porte sur soi. Sans ce point de départ noté quelque part, il est très compliqué de mesurer une évolution : on a tendance à minimiser le chemin parcouru, voire à ne pas le voir du tout.

Et bien souvent, à la deuxième ou troisième fois, quelque chose d'autre se produit : on prend davantage le temps de regarder son corps, sans se focaliser uniquement sur ce que l'on n'aime pas. Le regard s'élargit. Il devient un peu plus entier, un peu moins sélectif

Un outil pour vous accompagner pas à pas

Pour vous aider à réaliser cet exercice dans de bonnes conditions, et pour garder une trace de ce point de départ, j'ai créé un guide de 4 pages : pourquoi cet exercice a du sens, comment préparer les bonnes conditions, un outil d'auto-évaluation complet à remplir juste après (niveau de confort ressenti, émotions traversées, regard porté région par région), et un espace pour noter ce que vous en retenez.

Si vous ne faites pas partie de mes patients, Il est disponible dès maintenant sur ma boutique en ligne, à 1€, Pour mes patients, il est disponible sur demande.


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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.