Outil ; La faim de l'enfant
Laurianne Chignard • 12 avril 2025
Aider l’enfant à évaluer sa faim : un outil ludique pour mieux manger
Dans le cadre d’un accompagnement diététique, que ce soit pour un suivi pondéral ou en présence de troubles de l’oralité alimentaire (TOA), l’apprentissage de l’écoute des sensations alimentaires constitue une étape essentielle. Cet apprentissage peut commencer dès le plus jeune âge.
Pourquoi apprendre à un enfant à ressentir sa faim ?
Les enfants naissent avec une capacité naturelle à réguler leur faim et leur satiété. Cependant, ce lien peut s’altérer au fil du temps, influencé par :
Des habitudes éducatives comme “il faut finir son assiette”,
Des émotions canalisées par l’alimentation,
Des hypersensibilités sensorielles chez les enfants présentant des TOA,
Ou encore des régimes restrictifs introduits trop tôt en cas de surpoids.
Favoriser une meilleure connexion au corps, c’est aider l’enfant à identifier les signes de faim, les différencier d’une envie de manger ou d’un besoin émotionnel, et reconnaître les signaux de satiété.
Un outil visuel pour mettre des mots sur les sensations
Pour accompagner les enfants dans cette démarche, j’ai conçu une échelle de la faim illustrée, ludique et facile à comprendre. Chaque niveau de faim est associé à un animal, pour aider l’enfant à se repérer sans jugement ni pression :
Niveau Animal Sensation décrite:
5 Éléphant Très très faim, le ventre crie
4 Loup Gros creux, il est temps de manger
3 Lapin Un peu faim, pourquoi pas un goûter
2 Oiseau Pas très faim, mais l’odeur donne envie
1 Souris Pas faim du tout
Comment utiliser cette échelle dans le quotidien ?
Voici quelques suggestions d’utilisation, à la maison ou en consultation :
Avant le repas : proposer à l’enfant de se positionner sur l’échelle. Cela permet d’initier un échange autour de ses sensations.
Pendant le repas : on peut faire une pause pour réévaluer, et aider l’enfant à reconnaître les premiers signes de satiété.
Après le repas : demander “où en es-tu maintenant ?” peut l’aider à prendre conscience de l’effet du repas sur son corps.
En dehors des repas : l’outil aide aussi à distinguer les envies liées à l’ennui ou à l’émotion d’une faim réelle.
L’échelle peut être imprimée, plastifiée et affichée dans la cuisine ou sur la table, utilisée sous forme de jeu ou de rituel quotidien.
Téléchargement de l’outil
L’échelle de la faim est disponible en format A4, sans filigrane, pour un usage libre dans un cadre familial ou thérapeutique (revente interdite du produit physique ou numérique).
En permettant à l’enfant de mieux comprendre ses sensations, on lui donne les clés pour développer une relation plus sereine et plus intuitive à l’alimentation. Cet outil s’inscrit dans une approche globale et bienveillante de l’éducation alimentaire, particulièrement adaptée dans les situations de surpoids ou de troubles de l’oralité.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.







