Acné, imperfections, peau réactive : et si votre assiette y était pour quelque chose ?
Laurianne Chignard • 12 avril 2025
Acné, imperfections, peau réactive : et si votre assiette y était pour quelque chose ?
Vous êtes nombreux à me consulter pour des soucis de peau persistants : acné adulte, boutons inflammatoires, teint terne, sensibilité cutanée… Bien souvent, les routines de soin sont déjà en place, les crèmes choisies avec soin, mais les résultats ne sont pas à la hauteur. C’est à ce moment-là que je vous invite à regarder du côté de votre alimentation.
En effet, notre peau est souvent le reflet de ce qui se passe à l’intérieur de notre corps. Inflammation chronique, déséquilibres hormonaux, excès de sucre ou de graisses de mauvaise qualité peuvent impacter directement la qualité de notre peau. Voici quelques pistes pour comprendre ce lien parfois sous-estimé entre alimentation et santé cutanée.
Le sucre : un carburant pour l’inflammation
Une alimentation trop riche en sucres rapides (pâtisseries, sodas, céréales sucrées, produits ultra-transformés…) peut favoriser ce qu’on appelle l’hyperinsulinisme, c’est-à-dire une production excessive d’insuline. Cette hormone, en excès, stimule la production de sébum, ce qui crée un terrain propice à l’apparition de boutons.
De plus, le sucre entretient un état d’inflammation chronique de bas grade, qui se manifeste entre autres par des poussées inflammatoires cutanées. Les boutons rouges, douloureux, parfois kystiques, sont souvent le signe d’un terrain inflammatoire que l’on peut apaiser en rééquilibrant l’assiette.
Les mauvaises graisses : quand le gras ne nourrit plus la peau
On associe souvent les graisses aux boutons… à tort et à raison. Tout dépend du type de graisse que vous consommez.
Les graisses trans et les excès de graisses saturées (présentes dans de nombreux plats industriels, charcuteries, fritures, etc.) peuvent entretenir l’inflammation et déséquilibrer le film hydrolipidique de la peau. À l’inverse, les acides gras essentiels, notamment les oméga-3 (présents dans les poissons gras, les graines de lin, les noix...), ont une action anti-inflammatoire bénéfique pour la peau.
Ainsi, revoir la qualité des graisses que vous consommez, sans les supprimer complètement, peut être un véritable levier pour retrouver une peau plus nette et moins réactive.
L’intestin et l’inflammation : un duo à surveiller de près
On parle de plus en plus de l’axe intestin-peau, et à juste titre. Une flore intestinale déséquilibrée, une digestion perturbée ou une perméabilité intestinale excessive peuvent provoquer une inflammation silencieuse… qui finit par s’exprimer sur la peau.
Dans ce cas, travailler sur l’équilibre du microbiote, l’apport en fibres, la réduction des additifs ou des irritants digestifs peut considérablement améliorer l’état cutané. C’est un point que j’aborde en détail lors des consultations en micronutrition.
Et concrètement, que faire ?
Il ne s’agit pas de tout bouleverser du jour au lendemain, ni de chercher la perfection. Mais plutôt de mieux comprendre les signaux que vous envoie votre corps, et de faire évoluer progressivement vos habitudes alimentaires et votre hygiène de vie.
Dans mon e-book “Peau nette et alimentation : le guide essentiel”, je vous explique pas à pas comment construire une alimentation favorable à une peau plus saine. Je vous y propose :
des repères alimentaires simples mais efficaces,
des idées de menus équilibrés,
une sélection de nutriments et compléments utiles,
des éclairages sur les liens entre stress, sommeil, sport et peau,
et bien d’autres ressources pour agir en douceur, en profondeur.
Vous pouvez retrouver cet e-book complet [en cliquant ici / sur la page dédiée de mon site].
Et si vous ressentez le besoin d’un accompagnement personnalisé, je vous reçois au cabinet à Nantes ou en visio pour un bilan approfondi. Ensemble, nous pourrons établir un programme sur mesure, adapté à votre peau… et à votre rythme.
La beauté de la peau ne se joue pas uniquement dans la salle de bain. Elle se construit aussi dans l’assiette, dans vos choix du quotidien, dans votre équilibre intérieur. Et c’est là que je peux vous aider.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.







