Puis-je perdre du poids malgré mon hyperphagie ?
Laurianne Chignard • 4 octobre 2025
Puis-je perdre du poids malgré mon hyperphagie ?
L’hyperphagie est un trouble du comportement alimentaire encore trop méconnu. Il ne se réduit pas à « manger trop » : il répond à des critères précis, reconnus médicalement, et a des conséquences à la fois psychologiques et physiques. Pourtant, beaucoup de personnes concernées se posent la même question : est-il possible de perdre du poids malgré ce trouble ?
Comprendre ce qu’est l’hyperphagie
L’hyperphagie se définit par la survenue répétée de crises alimentaires. Ces crises se caractérisent par l’ingestion, dans un laps de temps restreint, d’une quantité de nourriture nettement plus importante que ce que la majorité des personnes consommerait dans les mêmes circonstances. Elles s’accompagnent d’une impression de perte de contrôle.
Pour poser le diagnostic, ces crises doivent se répéter au moins une fois par semaine depuis plusieurs mois. Contrairement à la boulimie, elles ne sont pas suivies de comportements compensatoires systématiques (vomissements, laxatifs, activité physique excessive).
Des causes essentiellement psychologiques
L’hyperphagie n’est pas un simple problème de volonté. Elle trouve souvent ses origines dans des facteurs psychologiques : stress chronique, anxiété, troubles de l’humeur, estime de soi fragilisée, antécédents de régimes restrictifs ou encore traumatismes passés. La nourriture devient alors un moyen de régulation émotionnelle. Elle apaise sur l’instant, mais génère ensuite culpabilité et inconfort, ce qui peut alimenter un cercle vicieux.
Les conséquences sur le corps
Ces prises alimentaires répétées modifient la régulation de l’appétit. Le corps peut s’habituer à recevoir des apports caloriques très importants, ce qui entraîne une prise de poids progressive. Par ailleurs, la fluctuation entre périodes de restriction et crises favorise des déséquilibres hormonaux (insuline, leptine, ghréline) qui renforcent le dérèglement du comportement alimentaire.
La prise en charge diététique : un accompagnement spécifique
Contrairement à une perte de poids « classique », la prise en charge de l’hyperphagie est plus complexe. L’objectif n’est pas d’imposer un régime strict, mais de retrouver une relation apaisée avec l’alimentation. Le rôle du suivi diététique est d’aider à mieux comprendre ses sensations alimentaires, à limiter la fréquence et l’intensité des crises, et à réintroduire progressivement la notion de plaisir et de variété dans les repas.
Il est essentiel de rappeler que la perte de poids n’est pas toujours immédiate. Elle devient possible lorsque les crises s’espacent et que l’équilibre alimentaire se reconstruit pas à pas. Chaque situation étant unique, les conseils doivent être adaptés à la personne, à son rythme et à son vécu.
Les erreurs à éviter
Deux attitudes freinent particulièrement les progrès :
La culpabilité : se juger durement après une crise accentue le mal-être et augmente le risque de récidive.
La restriction compensatoire : chercher à se « rattraper » en supprimant des repas ou en limitant drastiquement ses apports entretient le cycle crise–restriction–crise.
Mon approche au cabinet
Dans mon accompagnement, j’insiste sur l’importance de la bienveillance et de la régularité. Entre deux rendez-vous, je propose un suivi en ligne afin que vous ne restiez pas seul face à vos difficultés. L’objectif n’est pas d’éliminer totalement les crises du jour au lendemain – elles peuvent réapparaître – mais de les comprendre, de repérer ce qui les déclenche et de mettre en place des stratégies concrètes pour les limiter.
Je ne porte aucun jugement, je n’encourage pas la culpabilisation. Ensemble, nous avançons étape par étape pour retrouver un équilibre alimentaire et, si c’est l’un de vos objectifs, amorcer une perte de poids durable et compatible avec votre santé psychologique.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.









