Pourquoi réaliser une prise de sang dans le cadre d’un suivi diététique ?
Laurianne Chignard • 7 juillet 2025
Pourquoi réaliser une prise de sang dans le cadre d’un suivi diététique ?
Lorsque l’on entame une démarche nutritionnelle, il peut sembler surprenant que la diététicienne propose une prise de sang. Pourtant, les bilans biologiques peuvent s’avérer précieux pour comprendre certains blocages, affiner le diagnostic nutritionnel et personnaliser les conseils. Ils ne remplacent pas l’écoute, ni l’analyse de vos habitudes de vie, mais ils viennent compléter cette démarche de façon objective et concrète.
Une photographie interne au début de la prise en charge
Dès les premières consultations, une analyse sanguine peut me permettre d’identifier des éléments invisibles à l’œil nu : carences, déséquilibres métaboliques, inflammation chronique, troubles hormonaux… Autant de facteurs qui influencent votre comportement alimentaire, votre état de fatigue ou encore la capacité de votre corps à perdre du poids.
Dans le cadre du surpoids ou de l’obésité, par exemple, certains marqueurs comme l’insulinémie, la glycémie à jeun, les triglycérides ou encore la CRP ultrasensible permettent de détecter une résistance à l’insuline ou un état inflammatoire chronique, souvent silencieux. Ces éléments conditionnent fortement l’efficacité du suivi nutritionnel. Mieux les connaître, c’est ajuster les recommandations dès le départ.
Chez les femmes, les bilans hormonaux peuvent aussi apporter des informations essentielles, notamment en cas de suspicion de syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), de troubles du cycle ou de difficultés à perdre du poids malgré une alimentation équilibrée. Il ne s’agit pas de se substituer au médecin ou au gynécologue, mais d’alerter si nécessaire sur des éléments qui méritent d’être explorés plus en détail.
Je suis également attentive à l’équilibre de la thyroïde, souvent perturbé sans être diagnostiqué, en particulier chez les femmes. Une hypothyroïdie frustre peut générer de la fatigue, une prise de poids, un ralentissement digestif ou un état dépressif. Un dosage de la TSH, des hormones T3 et T4, et éventuellement des anticorps antithyroïdiens, peut orienter le diagnostic.
Des analyses utiles aussi dans le suivi
Les prises de sang ne sont pas réservées à la phase initiale du suivi. Elles peuvent également s’intégrer dans une démarche d’évaluation au fil du temps. Suivre l’évolution d’un bilan lipidique, d’un marqueur inflammatoire ou d’un statut en fer, par exemple, permet de mesurer les effets des changements alimentaires et d’ajuster les recommandations si besoin.
Dans une approche globale de santé (qu’on peut rapprocher de la notion de vitalisme moderne), les bilans biologiques permettent également d’évaluer la qualité du terrain : équilibre acido-basique, statut en vitamine D, B12, zinc, magnésium, ou encore niveau de stress oxydatif. Ces paramètres ont un impact direct sur votre niveau d’énergie, votre immunité, votre sommeil ou votre digestion.
Il ne s’agit pas de « tout doser » systématiquement, mais de cibler les analyses en fonction de vos symptômes, de votre historique médical et de vos objectifs.
Et les tests d’intolérances alimentaires ?
Parmi les demandes fréquentes figure la question des intolérances alimentaires. Certains laboratoires proposent des analyses sanguines fondées sur la détection d’anticorps de type IgG dirigés contre une large liste d’aliments.
Il est essentiel de préciser que ces tests sont onéreux et que leurs résultats ne sont pas validés scientifiquement à ce jour. Les IgG ne traduisent pas une intolérance mais simplement une exposition normale du système immunitaire à un aliment. Les sociétés savantes ne recommandent pas ce type d’analyse dans la prise en charge des troubles digestifs.
C’est pourquoi je ne propose pas spontanément ce type d’examen. Toutefois, si vous souhaitez les réaliser, je peux vous accompagner dans la démarche
: choix du laboratoire, transmission de la demande à l’infirmier(ère) libéral(e), interprétation des résultats. Mais quoi qu’il en soit, une étude diététique reste indispensable pour comprendre et soulager vos symptômes, sans provoquer de carences ni engager des évictions alimentaires inutiles.
Comment organiser ces analyses ?
Lorsque des analyses sanguines me paraissent pertinentes, deux options sont possibles :
- Je peux rédiger un courrier à votre médecin traitant, lui expliquant les raisons de ma demande. C’est alors lui qui décide
s’il souhaite ou non prescrire ces examens. Si l’ordonnance est délivrée par le médecin, les analyses peuvent être prises en charge par l’Assurance Maladie (selon les conditions habituelles de remboursement).
- Je peux également vous proposer une demande d’analyses, destinée à un laboratoire spécialisé en nutrition. Dans ce cas, le prélèvement est réalisé par un(e) infirmier(ère) libéral(e), puis les échantillons sont transmis au laboratoire. Les frais sont alors entièrement à votre charge, cette démarche ne relevant pas d’un acte médical remboursable.
En résumé, les analyses biologiques peuvent être de véritables alliées dans votre parcours nutritionnel. Elles permettent d’objectiver certains troubles, de personnaliser l’accompagnement et d’en évaluer les effets dans le temps. Elles ne remplacent pas une écoute attentive et une analyse fine de votre quotidien, mais elles les complètent précieusement, à condition d’être utilisées avec discernement et dans une approche globale.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.

Cette semaine, le gouvernement français a dévoilé la nouvelle version du Programme National Nutrition Santé : le PNNS 5 (2026-2030). Ce programme, pilier des politiques de santé publique depuis plus de 20 ans, marque une évolution importante dans la manière d’aborder l’alimentation, l’activité physique et plus largement notre mode de vie. Je vous propose de décrypter les grandes orientations de cette nouvelle version, et surtout ce que cela change concrètement pour vous. Une vision plus globale de la santé Le PNNS a toujours eu pour objectif d’améliorer l’état de santé de la population en agissant sur la nutrition, entendue comme l’alimentation, mais aussi l’activité physique et la sédentarité. Avec cette nouvelle version, on observe un changement de paradigme : la nutrition n’est plus envisagée seule. Elle s’inscrit désormais dans une approche plus large, intégrant les enjeux environnementaux, sociaux et comportementaux. Le PNNS 5 s’inscrit ainsi dans une stratégie globale qui relie santé humaine, environnement et système alimentaire, avec une ambition claire : favoriser une alimentation à la fois saine, durable et accessible à tous. Des priorités de santé publique renforcées Plusieurs axes forts émergent dans cette nouvelle feuille de route. La prévention des maladies chroniques reste centrale, avec un travail renforcé sur les facteurs nutritionnels impliqués dans des pathologies comme l’obésité, le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Le PNNS 5 met également davantage l’accent sur certains publics spécifiques, comme les femmes enceintes, les jeunes enfants ou les personnes âgées, notamment dans une logique de prévention de la dénutrition. Enfin, la réduction des inégalités sociales en matière d’alimentation apparaît comme un enjeu prioritaire, avec la volonté d’améliorer l’accès à une alimentation de qualité pour tous. L’environnement alimentaire au cœur des actions L’une des évolutions majeures de ce nouveau programme est le déplacement du regard : il ne s’agit plus uniquement d’informer, mais aussi de transformer l’environnement dans lequel les choix alimentaires sont réalisés. Cela se traduit par des actions sur l’offre alimentaire, l’information au consommateur, mais aussi sur la régulation du marketing, en particulier auprès des enfants. Cette approche est essentielle, car les comportements alimentaires sont largement influencés par le contexte de vie, et ne reposent pas uniquement sur la motivation individuelle. Une place accrue pour l’activité physique… et la lutte contre la sédentarité Le PNNS 5 renforce la promotion de l’activité physique tout en mettant l’accent sur la réduction de la sédentarité, notamment liée au temps d’écran. Cette double approche est cohérente avec les connaissances actuelles : il est possible d’être actif, tout en restant trop sédentaire au quotidien. Une alimentation plus durable Le programme intègre désormais pleinement les enjeux environnementaux. Il encourage une alimentation plus durable, en favorisant des produits de meilleure qualité, en soutenant des systèmes alimentaires plus responsables et en luttant contre le gaspillage. Faciliter l’accès au soin diététique : une avancée… encore incomplète Le PNNS 5 reconnaît clairement la nécessité de faciliter l’accès au soin diététique pour la population. C’est un point important, et attendu de longue date. Cependant, dans les faits, cette ambition reste encore incomplète. Les diététiciens, professionnels spécifiquement formés à la prise en charge nutritionnelle, ne sont toujours pas pleinement intégrés dans le parcours de soin coordonné. L’accompagnement nutritionnel, qui constitue pourtant le cœur de leur métier, continue d’être en partie délégué à d’autres professionnels de santé. Or, ces derniers ont déjà des champs de compétences larges et des contraintes importantes liées à leurs propres missions. Leur confier davantage la prise en charge nutritionnelle peut poser la question de la qualité, du temps disponible et de la spécialisation. Cette situation crée un paradoxe : d’un côté, le programme reconnaît l’importance du soin diététique, mais de l’autre, il ne mobilise pas pleinement les professionnels les plus qualifiés pour le délivrer. L’enjeu des prochaines années sera donc probablement d’aller plus loin, en structurant un véritable parcours de soin intégrant les diététiciens comme acteurs de premier recours en nutrition. Ce qu’il faut retenir en pratique Ce nouveau PNNS ne révolutionne pas les recommandations nutritionnelles, mais il transforme profondément la manière dont elles vont être mises en œuvre. On passe progressivement d’une logique centrée sur les conseils individuels à une approche globale, qui agit aussi sur l’environnement, les politiques publiques et les inégalités. Mon regard de diététicienne Ce nouveau programme va dans le bon sens. Il reconnaît que manger équilibré ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle, mais aussi de nombreux facteurs extérieurs. Il ouvre la voie à des actions plus concrètes et plus structurelles. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir pour que le soin diététique trouve pleinement sa place dans le système de santé. De mon côté, cela renforce ma conviction : pour accompagner efficacement, il est essentiel de prendre en compte à la fois vos habitudes alimentaires, votre quotidien, et l’ensemble de votre environnement.

Après avoir abordé le cadre légal et financier de ces nouveaux traitements, il est temps de soulever une question qui me tient particulièrement à cœur : pourquoi, alors que nous parlons de nutrition et de métabolisme, le rôle du diététicien est-il si souvent relégué au second plan dans les protocoles officiels ? En 2026, si l’ouverture de la prescription s’est élargie à un plus grand nombre de médecins, le constat sur le terrain est inquiétant. De nombreux patients repartent avec une ordonnance pour du Wegovy ou du Saxenda, mais avec des conseils associés extrêmement inégaux. La loterie du conseil nutritionnel Selon le praticien que vous consultez, l'accompagnement peut aller du suivi très pointu à... rien du tout. Pire encore, certains reçoivent des conseils inappropriés, voire contre-productifs. Car non, la nutrition ne se limite pas à "manger plus de légumes" ou "réduire les portions". C'est un métier à part entière qui demande une expertise fine, d'autant plus quand une molécule vient modifier chimiquement vos signaux biologiques. Recevoir une prescription sans un plan nutritionnel adapté, c'est être propulsé dans un changement corporel majeur sans mode d'emploi. Un parcours de soin lacunaire : la responsabilité du patient Aujourd'hui, il faut le dire clairement : la consultation diététique n'est pas obligatoire dans le parcours de soins lié à la prise de GLP-1. C'est une faille majeure de notre système de santé qui, en ne remboursant pas systématiquement cet accompagnement, laisse le patient seul face à ses injections. En attendant que les politiques de santé évoluent, il en va de la responsabilité de chaque patient de prendre son obésité pour ce qu'elle est : une maladie chronique. On ne soigne pas une pathologie complexe et durable avec une solution de facilité ou un simple "coupe-faim" chimique. Pour obtenir des résultats qui ne s'évaporent pas à l'arrêt du traitement, il est indispensable d'adopter une stratégie complète : médicale, émotionnelle et, bien sûr, nutritionnelle. Gérer l'invisible : au-delà de la balance L’alimentation sous analogues du GLP-1 n'est pas seulement une question de perte de poids ; c'est votre premier levier pour réguler les effets secondaires et protéger votre santé : Combattre la fatigue et préserver les muscles : La perte de poids peut être si fulgurante qu’elle entraîne une fonte musculaire sévère. Sans un ajustement précis des apports en protéines, vous risquez de vous affaiblir durablement. Apaiser le système digestif : Nausées, reflux ou ralentissement du transit sont fréquents. Des ajustements alimentaires ciblés permettent souvent de mieux tolérer le traitement au quotidien. Éviter les carences : Quand l'appétit disparaît, chaque bouchée doit compter. Je vous aide à densifier vos repas pour que votre corps ne manque de rien. Mon regard de professionnelle Le diététicien n'est pas une option "en plus" ; c'est le garant de la sécurité et de la pérennité de votre parcours. Mon rôle est de transformer cette aide médicamenteuse en un succès durable, en vous donnant les clés de compréhension que la chimie seule ne peut pas vous offrir. La semaine prochaine, nous entrerons dans le vif du sujet scientifique : comment ces molécules agissent-elles concrètement sur votre corps et votre cerveau ?






