Je n'arrive pas à perdre du poids

Laurianne Chignard • 15 juillet 2025

Je n'arrive pas à perdre du poids

Il m’arrive souvent d’accueillir au cabinet des personnes qui me disent : « Je mange bien, je bouge plus, mais je ne perds pas de poids ». Ce constat est aussi frustrant que décourageant. Pourtant, cette situation n’est pas rare. Lorsqu’on a la sensation de faire « tout ce qu’il faut » mais que la balance ne suit pas, il est essentiel de prendre du recul et d’explorer différentes pistes. Car la perte de poids ne se résume pas à une simple addition de calories consommées et dépensées.

Dans cet article, je vous propose de passer en revue les principales hypothèses qui peuvent expliquer ce blocage. Vous verrez qu’il existe de nombreux facteurs susceptibles d’influencer votre poids, même lorsque votre hygiène de vie semble bonne.

Une hygiène de vie qui n’est peut-être pas aussi équilibrée qu’elle en a l’air
Manger équilibré et bouger sont des bases indispensables, mais elles ne suffisent pas toujours. En réalité, d’autres piliers de la santé peuvent venir perturber les résultats escomptés.
Le premier de ces piliers, c’est le repos. Un sommeil de mauvaise qualité ou en quantité insuffisante perturbe les régulations hormonales, notamment celles qui contrôlent la faim et la satiété (ghréline et leptine). Il favorise aussi une augmentation du cortisol, l’hormone du stress, qui pousse l’organisme à stocker davantage.
Justement, le stress chronique est un autre frein majeur. Il ne s’agit pas seulement de stress professionnel ou familial, mais aussi d’un stress métabolique que l’organisme peut subir en cas de pratique sportive trop intense sans récupération suffisante. Trop d’entraînements, pas assez de repos, et votre corps se défend en ralentissant la perte de masse grasse.
Enfin, il faut également s’interroger sur d’éventuelles carences nutritionnelles. Un déficit en certaines vitamines, en minéraux ou en acides gras essentiels peut perturber le métabolisme énergétique. Par exemple, un manque de magnésium ou de fer peut affecter la qualité du sommeil, la gestion du stress et la récupération musculaire.

Des émotions qui pèsent lourd
Il est aussi important de ne pas négliger l’impact des émotions sur le poids. Manger par compensation émotionnelle, même avec des aliments considérés comme sains, peut déséquilibrer la balance énergétique. Les émotions peuvent également favoriser une inflammation de bas grade, qui elle-même perturbe la régulation pondérale.
Je vous invite toujours à observer votre rapport à l’alimentation et à prendre du recul sur les situations dans lesquelles vous avez besoin de manger autrement que pour répondre à une faim physiologique.

Et si ce n’était pas du gras ?
Parfois, derrière une absence de perte de poids, se cache en réalité une prise de masse musculaire. Vous avez peut-être gagné en muscle en vous mettant à une activité physique plus régulière ou plus intense. Le muscle est plus dense que la graisse : il prend moins de place mais pèse davantage. C’est pourquoi la balance peut rester stable alors que votre silhouette change et que vos vêtements deviennent plus amples.
Il est donc essentiel de ne pas se fier uniquement à son poids, mais aussi de mesurer d’autres indicateurs comme le tour de taille, la composition corporelle ou simplement la façon dont vous vous sentez dans votre corps.
EN cabinet, nous réalisons des Bilans de masse corporelle régulièrement pour régler cette question

Explorer les causes médicales
Enfin, lorsque toutes les pistes hygiéno-diététiques ont été explorées et que le poids reste figé, il est nécessaire de considérer les causes médicales.
Parmi les troubles fréquents, la thyroïde occupe une place de choix. Une hypothyroïdie, même discrète, peut ralentir le métabolisme et rendre la perte de poids plus difficile. Un bilan thyroïdien permet de lever le doute.

Il est aussi important de penser à la résistance à l’insuline, une situation où les cellules deviennent moins sensibles à cette hormone régulatrice du sucre sanguin. Cela favorise le stockage des graisses, surtout au niveau abdominal.

Chez les femmes, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) est une autre cause fréquente. Il s’accompagne souvent d’une prise de poids ou d’une difficulté à en perdre, en raison de déséquilibres hormonaux et d’une résistance à l’insuline.

Le lipœdème reste encore trop méconnu, mais il mérite d’être évoqué. Il s’agit d’une pathologie chronique qui provoque une accumulation anormale de graisses au niveau des jambes et parfois des bras, souvent douloureuse et non réversible par le seul régime alimentaire.

Enfin, d’autres pathologies ou traitements médicaux peuvent également perturber la régulation du poids. C’est pourquoi il est important de faire le point avec un professionnel de santé lorsque le poids reste bloqué malgré vos efforts.

En résumé
Si vous avez le sentiment de bien faire mais que votre poids reste un point de blocage, ne vous découragez pas. Prenez le temps d’évaluer l’ensemble de votre hygiène de vie, au-delà de la seule assiette et de l’activité physique. Observez votre sommeil, votre niveau de stress, votre récupération. Questionnez votre rapport aux émotions. Et si besoin, n’hésitez pas à consulter pour écarter des causes médicales sous-jacentes.
Chaque situation est unique et mérite une approche globale et personnalisée. Je reste à votre disposition pour vous aider à faire le point et construire un accompagnement adapté à votre réalité.

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L’environnement alimentaire au cœur des actions L’une des évolutions majeures de ce nouveau programme est le déplacement du regard : il ne s’agit plus uniquement d’informer, mais aussi de transformer l’environnement dans lequel les choix alimentaires sont réalisés. Cela se traduit par des actions sur l’offre alimentaire, l’information au consommateur, mais aussi sur la régulation du marketing, en particulier auprès des enfants. Cette approche est essentielle, car les comportements alimentaires sont largement influencés par le contexte de vie, et ne reposent pas uniquement sur la motivation individuelle. Une place accrue pour l’activité physique… et la lutte contre la sédentarité Le PNNS 5 renforce la promotion de l’activité physique tout en mettant l’accent sur la réduction de la sédentarité, notamment liée au temps d’écran. Cette double approche est cohérente avec les connaissances actuelles : il est possible d’être actif, tout en restant trop sédentaire au quotidien. 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Or, ces derniers ont déjà des champs de compétences larges et des contraintes importantes liées à leurs propres missions. Leur confier davantage la prise en charge nutritionnelle peut poser la question de la qualité, du temps disponible et de la spécialisation. Cette situation crée un paradoxe : d’un côté, le programme reconnaît l’importance du soin diététique, mais de l’autre, il ne mobilise pas pleinement les professionnels les plus qualifiés pour le délivrer. L’enjeu des prochaines années sera donc probablement d’aller plus loin, en structurant un véritable parcours de soin intégrant les diététiciens comme acteurs de premier recours en nutrition. Ce qu’il faut retenir en pratique Ce nouveau PNNS ne révolutionne pas les recommandations nutritionnelles, mais il transforme profondément la manière dont elles vont être mises en œuvre. On passe progressivement d’une logique centrée sur les conseils individuels à une approche globale, qui agit aussi sur l’environnement, les politiques publiques et les inégalités. Mon regard de diététicienne Ce nouveau programme va dans le bon sens. Il reconnaît que manger équilibré ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle, mais aussi de nombreux facteurs extérieurs. Il ouvre la voie à des actions plus concrètes et plus structurelles. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir pour que le soin diététique trouve pleinement sa place dans le système de santé. De mon côté, cela renforce ma conviction : pour accompagner efficacement, il est essentiel de prendre en compte à la fois vos habitudes alimentaires, votre quotidien, et l’ensemble de votre environnement.
par Laurianne Chignard 8 avril 2026
Après avoir abordé le cadre légal et financier de ces nouveaux traitements, il est temps de soulever une question qui me tient particulièrement à cœur : pourquoi, alors que nous parlons de nutrition et de métabolisme, le rôle du diététicien est-il si souvent relégué au second plan dans les protocoles officiels ? En 2026, si l’ouverture de la prescription s’est élargie à un plus grand nombre de médecins, le constat sur le terrain est inquiétant. De nombreux patients repartent avec une ordonnance pour du Wegovy ou du Saxenda, mais avec des conseils associés extrêmement inégaux. La loterie du conseil nutritionnel Selon le praticien que vous consultez, l'accompagnement peut aller du suivi très pointu à... rien du tout. Pire encore, certains reçoivent des conseils inappropriés, voire contre-productifs. Car non, la nutrition ne se limite pas à "manger plus de légumes" ou "réduire les portions". C'est un métier à part entière qui demande une expertise fine, d'autant plus quand une molécule vient modifier chimiquement vos signaux biologiques. Recevoir une prescription sans un plan nutritionnel adapté, c'est être propulsé dans un changement corporel majeur sans mode d'emploi. Un parcours de soin lacunaire : la responsabilité du patient Aujourd'hui, il faut le dire clairement : la consultation diététique n'est pas obligatoire dans le parcours de soins lié à la prise de GLP-1. C'est une faille majeure de notre système de santé qui, en ne remboursant pas systématiquement cet accompagnement, laisse le patient seul face à ses injections. En attendant que les politiques de santé évoluent, il en va de la responsabilité de chaque patient de prendre son obésité pour ce qu'elle est : une maladie chronique. On ne soigne pas une pathologie complexe et durable avec une solution de facilité ou un simple "coupe-faim" chimique. Pour obtenir des résultats qui ne s'évaporent pas à l'arrêt du traitement, il est indispensable d'adopter une stratégie complète : médicale, émotionnelle et, bien sûr, nutritionnelle. Gérer l'invisible : au-delà de la balance L’alimentation sous analogues du GLP-1 n'est pas seulement une question de perte de poids ; c'est votre premier levier pour réguler les effets secondaires et protéger votre santé : Combattre la fatigue et préserver les muscles : La perte de poids peut être si fulgurante qu’elle entraîne une fonte musculaire sévère. Sans un ajustement précis des apports en protéines, vous risquez de vous affaiblir durablement. Apaiser le système digestif : Nausées, reflux ou ralentissement du transit sont fréquents. Des ajustements alimentaires ciblés permettent souvent de mieux tolérer le traitement au quotidien. Éviter les carences : Quand l'appétit disparaît, chaque bouchée doit compter. Je vous aide à densifier vos repas pour que votre corps ne manque de rien. Mon regard de professionnelle Le diététicien n'est pas une option "en plus" ; c'est le garant de la sécurité et de la pérennité de votre parcours. Mon rôle est de transformer cette aide médicamenteuse en un succès durable, en vous donnant les clés de compréhension que la chimie seule ne peut pas vous offrir. La semaine prochaine, nous entrerons dans le vif du sujet scientifique : comment ces molécules agissent-elles concrètement sur votre corps et votre cerveau ?
par Laurianne Chignard 31 mars 2026
Après avoir évoqué l’engouement médiatique autour de molécules comme le Wegovy ou le Mounjaro , il est temps de redescendre sur terre. En France, l’accès à ces traitements est strictement encadré par la loi et par des critères médicaux précis. Pour beaucoup, le frein n’est pas seulement de santé, il est aussi financier. Comprendre les molécules : de quoi parle-t-on ? Il est facile de s'y perdre entre les noms commerciaux. Voici un petit tableau pour y voir plus clair sur les principaux traitements disponibles ou en cours de déploiement en 2026 :
30 mars 2026
Après avoir évoqué les coulisses du cadre légal et l’importance capitale d’un suivi diététique, entrons aujourd’hui dans le vif du sujet : la biologie. Si les noms de Wegovy, Ozempic ou Mounjaro sont sur toutes les lèvres, peu de personnes savent réellement comment ces molécules agissent une fois injectées. Comprendre le mécanisme de ces "analogues", c’est aussi comprendre pourquoi votre comportement alimentaire change et pourquoi certains effets secondaires apparaissent. Une hormone naturelle "augmentée" pour piloter votre métabolisme À l'état naturel, notre intestin sécrète une hormone appelée GLP-1 juste après avoir mangé. Son rôle est de signaler à notre corps que l'apport d'énergie est suffisant. Les médicaments que nous utilisons en 2026 sont des "analogues" : ils miment cette hormone, mais avec une puissance et une durée d'action bien supérieures. Là où notre hormone naturelle disparaît en quelques minutes, la molécule injectée reste active dans votre organisme pendant plusieurs jours, agissant comme un véritable chef d'orchestre sur trois fronts simultanés. Tout d'abord, la molécule cible directement l'hypothalamus, le centre de contrôle de l'appétit dans votre cerveau. Elle "éteint" littéralement les pensées obsédantes liées à la nourriture, ce que mes patients appellent souvent le food noise. Vous ne mangez plus par automatisme ou par envie irrépressible, mais uniquement par besoin réel. En parallèle, le médicament ralentit mécaniquement le passage des aliments de l'estomac vers l'intestin. Votre estomac reste plein plus longtemps, ce qui explique qu'une petite portion suffise désormais à vous rassasier pour plusieurs heures. Enfin, le GLP-1 stabilise votre glycémie en régulant la production d'insuline et de glucagon par le pancréas, évitant ainsi les pics de sucre qui provoquent habituellement les fringales. Une montée en charge progressive et un budget à anticiper Comme vous pouvez le voir sur le schéma de prescription, le traitement ne commence jamais à pleine puissance pour laisser le temps à votre corps de s'adapter. On débute généralement par une dose d'initiation de 2,5 mg pendant les quatre premières semaines. Le médecin peut ensuite augmenter le dosage par paliers jusqu'à atteindre potentiellement 15 mg. Cependant, il n'est pas obligatoire de viser la dose maximale. Si une dose intermédiaire régule efficacement votre appétit tout en préservant votre confort de vie, il est tout à fait possible de s'y stabiliser. Cette progression a toutefois un impact non négligeable sur votre budget. Si le premier stylo à 2,5 mg se trouve aux alentours de 200 € en pharmacie pour un mois de traitement, le prix grimpe parallèlement au dosage. Pour les doses les plus élevées, la facture peut s'approcher des 400 € par mois. C'est un paramètre financier essentiel à anticiper dans votre parcours de soin, d'autant que le rythme de la molécule impose une certaine gestion de votre quotidien. Les effets secondaires, comme les nausées ou le ralentissement du transit, sont souvent plus marqués le jour de l'injection et les 48 heures suivantes, avant de diminuer progressivement au fil de la semaine. Mon regard de professionnelle sur cette "fenêtre de calme" Comprendre cette biologie, c'est réaliser que ces traitements ne sont pas des brûleurs de graisse passifs, mais de puissants modulateurs de comportement. Ils vous offrent une pause dans la lutte contre la faim, mais la chimie ne fait malheureusement pas la distinction entre la perte de graisse et la perte de muscle. Elle ne vous apprend pas non plus à identifier les besoins émotionnels qui se cachent parfois derrière une envie de manger. C'est tout l'enjeu de notre travail ensemble au cabinet. Nous utilisons cette "fenêtre de calme" biologique pour reconstruire une relation saine et consciente avec votre assiette. Mon rôle est de veiller à ce que cette transformation soit durable, en protégeant votre capital santé et votre vitalité. La semaine prochaine, nous passerons à la pratique en abordant une question cruciale : que mettre concrètement dans son assiette pendant le traitement pour optimiser les résultats tout en évitant la fatigue et la perte musculaire ?
par Laurianne Chignard 27 mars 2026
L’axe intestin-cerveau suscite beaucoup d’intérêt… mais aussi parfois des incompréhensions. En consultation, j’entends encore souvent cette phrase : “on m’a dit que c’était dans ma tête”. Derrière ces mots, il y a souvent un sentiment d’invalidation, voire de découragement. Je tiens à être très claire : oui, les émotions peuvent influencer le fonctionnement digestif. Mais non, cela ne signifie absolument pas que les symptômes sont “imaginaires”. Le ressenti est réel, les mécanismes sont biologiques, et la prise en charge mérite d’être sérieuse et globale. Un dialogue permanent entre intestin et cerveau L’intestin et le cerveau sont en communication constante. Ce dialogue repose notamment sur le système nerveux, les hormones et le système immunitaire. Ainsi, une période de stress, d’anxiété ou de surcharge mentale peut modifier la motricité intestinale, la sensibilité digestive ou encore les sécrétions digestives. Cela peut se traduire par des douleurs, des ballonnements, des troubles du transit ou une sensation d’inconfort diffus. Dans ce contexte, dire que “c’est psychologique” est à la fois vrai… et très incomplet. Ce que j’observe en pratique, c’est que l’origine peut être émotionnelle, mais les conséquences, elles, sont bien physiques. Autrement dit, vous ne “fabriquez” pas vos symptômes : votre corps réagit. Quand le psychisme impacte réellement l’intestin Le stress chronique, par exemple, peut entraîner une hyperactivation du système nerveux, ce qui perturbe directement le fonctionnement digestif. On observe notamment une hypersensibilité intestinale, des troubles du transit et parfois une altération de la barrière intestinale. Ces phénomènes sont aujourd’hui bien décrits dans la littérature scientifique et expliquent pourquoi certains troubles digestifs existent sans lésion visible. Cela ne rend pas ces troubles “moins vrais”. Au contraire, cela montre que le corps et le cerveau sont intimement liés. Le microbiote : un acteur clé… aussi pour le mental Depuis quelques années, les recherches sur le microbiote intestinal ouvrent des perspectives très intéressantes. Certaines bactéries intestinales participent directement ou indirectement à la production de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’humeur, du sommeil et de l’anxiété. On estime d’ailleurs qu’une grande partie de la sérotonine de l’organisme est produite au niveau intestinal. Plus encore, certaines études montrent que les métabolites produits par le microbiote (comme les acides gras à chaîne courte) peuvent moduler le système sérotoninergique intestinal et influencer des fonctions à la fois digestives et neurologiques. Cela signifie que l’état de votre microbiote peut avoir un impact, indirect mais réel, sur votre équilibre psychique. Une relation dans les deux sens Ce qui est essentiel à comprendre, c’est que la relation intestin-cerveau fonctionne dans les deux sens. Le stress peut perturber l’intestin. Mais l’état de l’intestin peut aussi influencer le mental. La sérotonine apparaît d’ailleurs comme un médiateur central dans cette communication entre microbiote, intestin et cerveau. On commence même à explorer des pistes thérapeutiques autour du microbiote pour améliorer certains troubles digestifs… mais aussi certains troubles de l’humeur. Ces résultats restent encore en construction, mais ils ouvrent des perspectives très concrètes. L’alimentation comme point d’appui Dans cette approche, l’alimentation reste un levier majeur. Elle permet de soutenir la diversité du microbiote, de favoriser la production de métabolites bénéfiques et de participer à la régulation de l’inflammation. Je veille toujours à proposer des ajustements progressifs, sans rigidité excessive. L’objectif est d’apaiser, pas de contraindre davantage. Une approche plus juste et plus rassurante Comprendre l’axe intestin-cerveau permet souvent de changer de regard sur ses symptômes. Non, ce n’est pas “juste dans la tête”. Oui, le psychisme peut être un point de départ… mais les répercussions sont bien physiques. Et inversement, agir sur l’intestin peut aussi contribuer à améliorer le bien-être global. Ce que je souhaite que vous reteniez Les troubles digestifs sont souvent multifactoriels. Ils ne relèvent ni uniquement du corps, ni uniquement du mental. C’est précisément cette interaction qui les rend parfois complexes… mais aussi accessibles à une prise en charge globale, progressive et personnalisée. Pour aller plus loin (études scientifiques) Si vous souhaitez approfondir, voici quelques publications accessibles qui explorent le lien entre microbiote intestinal et sérotonine : Serotonin and the gut microbiome: pathways and health implications Gut microbiota-derived metabolites regulate serotonin system Crosstalk between serotonin and the microbiota–gut–brain axis Ces travaux montrent notamment que le microbiote peut moduler la production et l’activité de la sérotonine, renforçant l’idée d’un dialogue étroit entre intestin et cerveau.