La Néophobie Alimentaire
Laurianne Chignard • 25 juillet 2024
La Néophobie Alimentaire chez l'Adulte et l'Enfant : Comprendre et Traiter le Trouble
La néophobie alimentaire, ou la peur de nouveaux aliments, est un phénomène qui touche à la fois les enfants et les adultes. Ce trouble peut avoir des répercussions significatives sur la qualité de vie et la santé nutritionnelle. Dans cet article, nous explorerons ce qu'est la néophobie alimentaire, comment elle se manifeste chez les différents groupes d'âge et sa prise en charge.
Qu'est-ce que la Néophobie Alimentaire ?
La néophobie alimentaire est la peur ou l'aversion pour essayer de nouveaux aliments. Il s'agit d'une réaction normale et fréquente chez les jeunes enfants, mais qui peut persister ou apparaître chez les adultes.
Chez l'enfant, la néophobie alimentaire se manifeste souvent par :
- Un refus catégorique de goûter des aliments inconnus.
- Une préférence marquée pour des aliments familiers.
- Des repas perturbés par des pleurs, de la colère ou de l'anxiété.
Chez l'adulte, ce trouble peut se traduire par :
- Une limitation sévère des choix alimentaires.
- Une anxiété sociale liée aux repas, notamment lors de sorties au restaurant ou d'invitations.
- Des carences nutritionnelles dues à un régime alimentaire restreint.
Les Causes de la Néophobie Alimentaire
Les causes de la néophobie alimentaire sont multifactoriels :
- Génétiques : Certains enfants serait plus prédisposés à la néophobie en raison de leurs gènes.
- Expériences Précoces : Des expériences négatives avec des aliments peuvent renforcer la néophobie, tout comme une diversification trop tardive et/ou peu diversitée
Prise en Charge de la Néophobie Alimentaire
Le Rôle de l'Orthophoniste
L'orthophoniste joue un rôle essentiel, surtout chez les enfants, dans la prise en charge de la néophobie alimentaire. Leur intervention peut inclure :
- Évaluation des Compétences Oro-Motrices : Identifier les difficultés de mastication et de déglutition qui peuvent contribuer au refus alimentaire.
- Thérapie Sensorielle : Travailler sur l'acceptation des textures et des goûts variés à travers des exercices de sensibilisation.
- Support Comportemental : Utiliser des techniques de renforcement positif pour encourager l'essai de nouveaux aliments.
Le suivi peut être pris en charge par la sécurité sociale, il convient d'en discuter avec votre médecin traitant ou pédiatre. Attention, tout les orthophonistes ne pratiquent pas cette rééducation.
Le Rôle du Diététicien
Le diététicien intervient pour :
- L'Évaluation Nutritionnelle : Identifier les carences potentielles et élaborer un plan alimentaire équilibré.
- Éducation Alimentaire : Fournir des informations sur l'importance de la diversité alimentaire et des conseils pratiques pour introduire de nouveaux aliments.
- Planification des Repas: Aider à structurer des repas équilibrés qui intègrent progressivement de nouveaux aliments.
Stratégies et Conseils Pratiques
Pour les Enfants
1. Exposition Répétée : Présentez régulièrement de nouveaux aliments sans pression.
2. Modélisation: Montrez l'exemple en mangeant une variété d'aliments.
3. Implication : Impliquez les enfants dans la préparation des repas pour susciter leur intérêt. Proposez lui une balade dans les "fermes cueillette" pour voir les légumes en culture, toucher et sentir ces produits qu'il n'aime pas, lavez les et cuisinez les ensemble, toujours avec pédagogie et bienveillance
Pour les Adultes
1.Petit à Petit : Introduisez de nouveaux aliments en petites quantités et en combinaison avec des aliments familiers.
2. Support Psychologique : La thérapie cognitivo-comportementale peut aider à surmonter l'anxiété liée à l'alimentation.
3. Journaux Alimentaires: Tenir un journal peut aider à identifier les déclencheurs de l'anxiété alimentaire et à suivre les progrès.
La néophobie alimentaire est un trouble complexe qui nécessite une approche multidisciplinaire pour une prise en charge efficace. Orthophonistes et diététiciens jouent un rôle crucial dans l'accompagnement des individus affectés, qu'ils soient enfants ou adultes. En comprenant les causes et les manifestations de la néophobie alimentaire, il est possible de mettre en place des stratégies adaptées pour améliorer la qualité de vie et la santé nutritionnelle des personnes concernées.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.







