TOA : L’installation à table
Laurianne Chignard • 17 avril 2025
Troubles de l’oralité : pourquoi l’installation à table joue un rôle essentiel ?
Quand un enfant présente des difficultés à s’alimenter, on pense d’abord à ce qu’il mange – ou ne mange pas. Pourtant, ce qui se passe autour du repas a autant d’importance que le contenu de l’assiette. Le cadre, la posture, l’ambiance à table influencent directement la capacité de l’enfant à goûter, à accepter, à mastiquer, ou même simplement à rester assis quelques minutes face à un aliment.
Dans le cadre de mes accompagnements en pédiatrie, j’observe très fréquemment que l’environnement du repas est un levier puissant. C’est pourquoi j’ai conçu une fiche pratique à destination des familles : « Bien s’installer pour bien manger ». Elle rassemble les éléments essentiels à mettre en place pour créer un cadre rassurant et fonctionnel, adapté au développement de l’enfant.
Pourquoi la posture est-elle si importante pour manger ?
Un enfant mal installé à table, les pieds dans le vide ou le tronc instable, aura des difficultés à se concentrer sur la mastication. Il peut se fatiguer plus vite, être en insécurité corporelle, ou tout simplement avoir du mal à coordonner les gestes nécessaires à l’alimentation. La posture influence directement la disponibilité motrice et sensorielle de la bouche.
Dans cette fiche, j’explique comment favoriser une posture en 90° (chevilles, genoux, hanches), pourquoi le repose-pied est indispensable, et comment adapter le mobilier si nécessaire.
Créer un environnement calme et sécurisant
Pour les enfants hypersensibles ou en difficulté avec les textures, le moindre bruit ou mouvement parasite peut détourner leur attention ou renforcer leur stress. Éviter les écrans, limiter le bruit ambiant, ritualiser le moment du repas… tout cela contribue à construire ce que l’on appelle la « sécurité alimentaire ». C’est un état de confiance qui permet à l’enfant d’explorer à son rythme.
Je propose aussi dans cette fiche des idées simples pour structurer le repas, l’introduire en douceur, et offrir à l’enfant des repères qui le rassurent.
Le pouvoir de l’imitation
Manger est un acte social. L’enfant apprend beaucoup par observation. Lorsque l’adulte mange avec lui, même quelques bouchées, il comprend les gestes, les expressions du visage, et s’en inspire. Ce partage est parfois plus efficace qu’un discours sur les « bons aliments ». J’en parle également dans la fiche, en insistant sur le rôle du parent comme modèle bienveillant et encourageant.
À qui s’adresse cette fiche ?
Cette fiche est pensée pour toutes les familles confrontées à des troubles de l’oralité, à des sélectivités alimentaires ou à des repas tendus. Elle peut aussi être utile aux assistantes maternelles ou professionnels de la petite enfance, qui souhaitent accompagner les enfants avec douceur et cohérence.
Je vous invite à la découvrir et à l’utiliser comme un support dans votre quotidien. Elle peut aussi servir de base à nos échanges en consultation, pour identifier ce qui fonctionne chez vous, et ce qui peut être ajusté en douceur.
👉 Vous pouvez la télécharger ici :
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.







