Régime : je ne suis pas accompagné(e) dans mon couple
Laurianne Chignard • 30 juillet 2024
Quand votre Conjoint(e) ne vous Suit Pas dans Votre Régime
Ah, les joies de la vie de couple ! Partager des moments, des passions, des repas… mais que se passe-t-il quand vous décidez de suivre un régime et que votre moitié ne vous suit pas ? Cette situation peut être source de frustration, de tentations et parfois même de conflits. Pourtant le changement d'alimentation est important pour vous, pour votre bien-être voir pour votre santé. Ce désaccord de couple ne doit pas être frein dans votre démarche
Le Scénario Classique
Vous avez pris la décision courageuse de changer vos habitudes alimentaires. Vous êtes motivé(e), prêt(e) à laisser tomber les chips pour des carottes, et voilà que votre cher(e) et tendre continue à dévorer des pizzas et des gâteaux au chocolat devant vous. Vous voilà face à de nouveaux défis
- Les Tentations Constantes : Comment résister à ces odeurs alléchantes de pizza quand votre assiette est remplie de légumes vapeur ?
- Le Manque de Soutien : Se sentir seul(e) dans son parcours peut diminuer la motivation.
- Les Différences de Menu : Préparer deux repas différents peut être fastidieux et peu pratique.
La position à adopter :
Il est important d'instaurer un dialogue, de défendre votre position tout en respectant le choix de l'autre
- expliquez pourquoi vous avez besoin de ce changement, les conséquences sur votre corps et votre esprit
- rassurez sur le fait que vous ne partez pas sur des pratiques alimentaires déraisonnables, que vous gardez une alimentation saine et des moment de plaisir
- diffusez des limites : " ok pour les fast-food, mais que tout les 15jours"
- n'imposez pas vos convictions à l'autre, il reste libre de manger comme il le souhaite
- Encouragez-vous mutuellement dans vos démarches respectives, alimentaires ou autres. Même si votre partenaire ne suit pas votre régime, il/elle peut vous soutenir d’autres manières, comme éviter de manger vos aliments préférés devant vous, complimentez vos résultats...
La Place d'une Diététicienne dans cette Démarche
Une diététicienne n’est pas seulement une experte en nutrition ; c’est aussi un coach, un(e) conseiller(ère) et parfois même un(e) médiateur(trice) dans le couple. Voici comment elle peut vous aider :
- Éducation Alimentaire : En vous fournissant des informations précises sur les bienfaits de votre régime, vous pouvez plus facilement expliquer à votre partenaire pourquoi ces changements sont importants pour vous.
- Planification des Repas : Une diététicienne peut vous aider à créer des menus qui satisfont à la fois vos besoins et ceux de votre partenaire, réduisant ainsi le besoin de préparer des repas séparés.
- Stratégies de Gestion du Stress: Elle peut vous offrir des techniques pour gérer les tentations et le stress lié aux différences alimentaires au sein du couple.
- Soutien Émotionnel : Parfois, avoir quelqu’un à qui parler et qui comprend vos défis peut faire toute la différence : vous n'êtes pas seul(e), ce moment est pour vous. Votre diététicien vous accompagne dans vos choix avec bienveillance, sans jugement.
Mettre en place un régime alimentaire sans le soutien actif de son conjoint(e) peut être un défi, mais avec un peu d’humour, beaucoup de bienveillance et l’aide précieuse d’une diététicienne, c’est tout à fait possible. Rappelez-vous que chaque petit pas vers une meilleure santé est une victoire, et que le chemin est tout aussi important que la destination. Alors, respirez, souriez et savourez chaque étape de votre parcours, ensemble ou non.
Et qui sait ? Peut-être que votre enthousiasme et votre détermination inspireront votre moitié à vous rejoindre dans cette aventure d'équilibre alimentation qui réuni santé et gourmandise.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.







