Pour ou contre la detox ?
Laurianne Chignard • 26 décembre 2024
Détox après les fêtes : nécessaire ou tendance ?
Les fêtes de fin d'année riment souvent avec excès : repas copieux, alcool, sucreries et manque de sommeil. Face à cette période intense, l'idée d'une "cure détox" pour repartir sur de bonnes bases en janvier est séduisante. Mais est-ce réellement nécessaire ? Quels en sont les avantages et les limites ?
En tant que diététicienne nutritionniste, voici mon point de vue pour éclairer ce sujet.
Détox : une définition à clarifier
La détoxication (ou "détox") est un processus naturel de l’organisme, assuré principalement par le foie, les reins, les poumons et la peau. Ces organes travaillent en continu pour éliminer les toxines issues de notre alimentation, de notre métabolisme ou de l’environnement (pollution, additifs alimentaires, etc.).
Faire une cure détox, c’est généralement adopter une alimentation allégée et ciblée sur une période donnée, dans le but de faciliter ou d’accélérer ce travail d’élimination. Mais en réalité, le corps est déjà équipé pour détoxifier! Alors en temp normal il n'y a pas à s'en préoccuper. Cependant, il est vrais que par moment, stimuler ce procès naturel peut être bénéfique
Quand la détox peut être bénéfique ?
Si votre corps gère naturellement les toxines, certains comportements peuvent l’aider à fonctionner de manière optimale :
- Après des excès alimentaires: une cure légère peut alléger le travail du foie.
- Pour améliorer le bien-être digestif: des aliments adaptés aident à soulager les ballonnements et à restaurer un microbiote perturbé.
- En cas de fatigue ou de surmenage: une alimentation riche en nutriments essentiels peut redonner de l’énergie.
- En cas de prise de poids inexpliquée ou ne difficultés à perdre du poids
Quels sont les avantages d’une cure détox adaptée ?
- Réduction des sensations de lourdeur : en évitant les plats gras et sucrés, la digestion s’améliore rapidement.
- Meilleur équilibre alimentaire : consommer davantage de légumes, fruits frais, fibres et hydratation est bénéfique pour tous.
- Énergie retrouvée : en limitant les aliments ultra-transformés et en évitant l'alcool, on ressent souvent une meilleure vitalité.
- Meilleur qualité de la peau : en favorisant l'élimination par les selles et les urines, on limite l'élimination cutanée
Les limites des cures détox
Cependant, il est important de tempérer l’enthousiasme autour des cures détox :
- Le corps n’a pas besoin de "purge" drastique : ni jus exclusifs, ni jeûnes prolongés. Ces pratiques peuvent même créer des carences.
- Les régimes extrêmes fatiguent l’organisme** : réduire trop fortement les apports en protéines ou en calories ralentit le métabolisme et peut entraîner une perte musculaire.
- Les résultats "miracles" sont souvent marketing** : une cure détox seule ne suffit pas à compenser des habitudes alimentaires déséquilibrées le reste de l’année.
Focus sur les compléments alimentaires : utiles ou superflus ?
Certaines marques proposent des compléments alimentaires détox, souvent à base de plantes (artichaut, radis noir, chardon-marie) ou d’antioxydants. Ces produits peuvent être utiles en complément
d’une alimentation adaptée, mais ne doivent jamais s’y substituer.
Pour qui ?Ils peuvent aider les personnes ayant des troubles digestifs ou un foie surchargé (à valider avec un professionnel).
Certains compléments peuvent être contre-indiqués en cas de pathologie hépatique ou rénale. Un avis médical est toujours recommandé avant leur utilisation.
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Comment adopter une vraie détox bienveillante ?
Pour une détox efficace et sans excès, misez sur ces bases :
- Hydratez-vous: 1,5 à 2 litres d’eau par jour pour aider les reins. Infusions au romarin, thé vert ou tisane au gingembre peuvent aussi être intéressantes. Evitez le café, les boissons sucrées et/ou alcoolisées
- Favorisez les légumes et fruits : particulièrement ceux riches en antioxydants (choux, betterave, agrumes, fruits rouges).
- Évitez les surcharges : limitez le sucre, l’alcool, les graisses saturées, le sel et les aliments ultra-transformés.
- Privilégiez les fibres : consommez des légumineuses, des céréales complètes et des oléagineux pour soutenir votre microbiote intestinal.
- Bougez et dormez : l’activité physique et un sommeil réparateur sont essentiels pour la régénération de l’organisme.
Pour conclure :
Une cure détox bien conçue peut être une belle occasion de rééquilibrer son alimentation après les fêtes, mais elle ne doit pas être perçue comme une solution miracle. Écoutez votre corps et optez pour une démarche réaliste et progressive. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel de la nutrition pour personnaliser votre approche.
Et si cette année, la meilleure détox était simplement de prendre soin de vous, en douceur et sans contraintes inutiles ? 🌿

Le mercredi 11 février à 19h30, j’aurai le plaisir de participer à une soirée un peu particulière au Do It Bar , à Nantes. Organisé par la Jeune Chambre Économique de Nantes , l’événement Option Zéro propose une immersion conviviale dans l’univers des boissons sans alcool, à travers un format mêlant quiz, témoignages et dégustation. L’objectif est simple : montrer qu’il est tout à fait possible de partager un moment festif sans alcool, sans frustration ni ennui, et surtout avec beaucoup de goût. Dans ma pratique je rencontre régulièrement des personnes qui souhaitent réduire leur consommation d’alcool, faire une pause, ou simplement explorer d’autres options, sans toujours savoir par où commencer. Cette soirée s’inscrit pleinement dans cette démarche. Elle offre un espace bienveillant pour échanger, poser des questions et découvrir concrètement des alternatives qualitatives. Je serai accompagnée de Jean-Philippe Braud, fondateur de Gueule de Joie , une enseigne spécialisée dans les boissons sans alcool. Ensemble, nous aborderons différents aspects : les raisons qui peuvent pousser à consommer moins d’alcool, les bénéfices possibles sur la santé et le quotidien, mais aussi la réalité du marché actuel, qui évolue rapidement avec des produits de plus en plus travaillés sur le plan aromatique. Au-delà des apports théoriques, la dégustation occupe une place centrale dans la soirée. Elle permet de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle selon laquelle le sans alcool serait fade ou peu intéressant. Aujourd’hui, on trouve des bières, des cocktails et des boissons fermentées sans alcool aux profils sensoriels complexes, capables de rivaliser avec leurs équivalents alcoolisés. D’un point de vue nutritionnel, réduire ou supprimer l’alcool peut avoir des effets positifs sur le sommeil, la digestion, l’énergie, la gestion du poids ou encore la santé hépatique. Bien sûr, chaque situation est individuelle, et il ne s’agit pas d’imposer un modèle unique, mais plutôt d’ouvrir le champ des possibles et de redonner du choix. Cette soirée s’adresse à toutes celles et ceux qui sont curieux, en questionnement, ou simplement amateurs de nouvelles expériences gustatives. L’entrée est fixée à 7 € , et l’événement se déroule au Do It Bar à partir de 19h30. Je me réjouis de pouvoir échanger avec vous dans ce cadre convivial, et de contribuer à faire évoluer le regard porté sur le sans alcool. Si vous avez envie de découvrir une autre manière de faire la fête, Option Zéro est une belle occasion de franchir le pas. Au plaisir de vous y retrouver.

La migraine ne se résume pas à un simple mal de tête. Il s’agit d’un trouble neurologique complexe, souvent accompagné de nausées, de photophobie (sensibilité à la lumière), de phonophobie (sensibilité au bruit) et parfois de troubles visuels. Chez de nombreuses personnes, l’alimentation joue un rôle non négligeable dans la fréquence ou l’intensité des crises. En tant que diététicienne nutritionniste, je constate régulièrement en consultation que certains ajustements alimentaires peuvent contribuer à améliorer le confort de vie, à condition d’être personnalisés et intégrés dans une prise en charge globale. Pourquoi l’alimentation peut influencer la migraine ? Plusieurs mécanismes sont impliqués. Certains aliments peuvent agir comme déclencheurs en modifiant la libération de neurotransmetteurs (notamment la sérotonine), en favorisant l’inflammation ou en perturbant la régulation vasculaire. D’autres, au contraire, apportent des nutriments essentiels au bon fonctionnement du système nerveux, comme le magnésium, les vitamines du groupe B ou les oméga-3. Il est important de garder à l’esprit que les déclencheurs varient énormément d’une personne à l’autre. Il n’existe donc pas de “régime anti-migraine universel”, mais plutôt des pistes à explorer. Les aliments souvent impliqués dans les crises Certains produits reviennent fréquemment dans la littérature scientifique et dans les observations cliniques. Les fromages affinés, la charcuterie, les poissons fumés ou marinés contiennent des amines biogènes (comme la tyramine), susceptibles de favoriser les migraines chez les personnes sensibles. Les aliments ultra-transformés (AUT) , riches en glutamate monosodique, en nitrites ou en additifs, peuvent également être problématiques. Le chocolat, l’alcool (en particulier le vin rouge), ainsi que les édulcorants comme l’aspartame sont parfois rapportés comme déclencheurs. Enfin, sauter des repas ou manger de façon très déséquilibrée peut provoquer des variations de glycémie, elles-mêmes connues pour favoriser l’apparition de céphalées. Je précise toutefois que ces aliments ne sont pas systématiquement responsables. Leur impact dépend du terrain individuel, du contexte hormonal, du niveau de stress, du sommeil et de nombreux autres facteurs. Le cas de la caféine La caféine mérite une attention particulière. Consommée en excès ou de façon irrégulière, elle peut favoriser l’apparition de migraines ou provoquer des céphalées de sevrage. En revanche, chez certaines personnes, un café de bonne qualité, pris sans excès et de manière stable au quotidien, peut avoir un effet bénéfique grâce à son action vasoconstrictrice (réduction du diamètre des vaisseaux sanguins) et à ses propriétés antalgiques légères. C’est d’ailleurs pour cette raison que la caféine est parfois intégrée dans certains traitements contre la migraine. Tout est donc affaire de dose, de régularité et de sensibilité individuelle. Chez les buveurs habituels de café, généralement on recommande de ne pas arrêter brusquement Les aliments à privilégier pour soutenir le système nerveux À l’inverse, certains choix alimentaires peuvent aider à réduire la vulnérabilité aux crises. Je recommande généralement une alimentation simple, peu transformée et régulière, basée sur des produits bruts. Les légumes verts (épinards, brocolis, blettes), les légumineuses, les oléagineux et les graines apportent du magnésium, un minéral impliqué dans la relaxation neuromusculaire. Les poissons gras (sardine, maquereau, saumon), l’huile de colza ou de noix contribuent aux apports en oméga-3, connus pour leurs propriétés anti-inflammatoires. Les céréales complètes, les œufs, les légumes secs et certains fromages frais participent à l’apport en vitamines du groupe B, essentielles au métabolisme énergétique cérébral. Une bonne hydratation est également fondamentale : une déshydratation même modérée peut suffire à déclencher un mal de tête. Enfin, la régularité des repas joue un rôle clé. Manger à heures fixes aide à stabiliser la glycémie et limite les variations énergétiques qui fragilisent le cerveau. Et les produits laitiers ? Les produits laitiers font régulièrement l’objet de questions en lien avec la migraine. À ce jour, les études scientifiques ne montrent pas de lien clair et systématique entre leur consommation et l’apparition des crises. En revanche, un point d’attention concerne la caséine A1, une protéine présente dans le lait de vache conventionnel, suspectée chez certaines personnes de favoriser une réponse inflammatoire de bas grade au niveau digestif et systémique. Même si les données restent limitées, je constate en pratique que plusieurs patients rapportent un mieux-être, notamment sur la fréquence ou l’intensité des migraines, après une période d’éviction des produits laitiers. Cela ne signifie pas qu’ils soient problématiques pour tout le monde, mais et sans carence (en veillant notamment aux apports en calcium et en protéines), peut parfois être pertinent dans une démarche d’observation personnalisée. EN effet, m^me si on se comprend pas forcement pourquoi, ci une éviction vous soulage, on continue ! (et inversement) L’intérêt d’une approche personnalisée Dans ma pratique, j’encourage souvent la tenue d’un journal alimentaire et des symptômes. Cela permet d’identifier d’éventuels liens entre ce que vous mangez et l’apparition des crises, sans tomber dans des évictions inutiles. Supprimer trop d’aliments sans accompagnement peut entraîner des carences, de la frustration et une relation compliquée à l’alimentation. L’objectif reste toujours de préserver le plaisir de manger tout en soutenant la santé. Si vous souffrez de maux de tête récurrents ou de migraines, je vous rappelle q u’il est indispensable de consulter un médecin afin d’obtenir un diagnostic précis . Les conclusions médicales permettent ensuite d’orienter et d’ajuster les choix alimentaires de manière pertinente et sécurisée. L’alimentation peut être un véritable levier d’accompagnement, mais elle ne remplace jamais une prise en charge médicale adaptée. Un suivi nutritionnel personnalisé peut alors s’inscrire comme un complément précieux pour mieux vivre avec la migraine.

En consultation, j’entends très souvent cette phrase : « Je crois que je fais de l’hyperphagie… ». Pourtant, derrière ce terme se cachent parfois de simples compulsions alimentaires, et ces deux situations, bien que proches en apparence, ne recouvrent pas la même réalité clinique ni les mêmes mécanismes. Je vous propose aujourd’hui de faire le point, avec des mots simples, afin de mieux comprendre ce qui se joue. Les compulsions alimentaires Les compulsions alimentaires correspondent à des prises alimentaires soudaines, difficiles à contrôler, généralement déclenchées par une émotion ou un état interne : stress, fatigue, tristesse, frustration, ennui. La personne ressent une envie très forte de manger, souvent orientée vers des aliments réconfortants. L’épisode peut être bref ou durer un peu plus longtemps, mais il n’implique pas nécessairement une quantité massive de nourriture. Dans les compulsions, l’alimentation devient une stratégie d’adaptation émotionnelle. On mange pour apaiser une tension, se calmer, se distraire ou se consoler. Après coup, il est fréquent d’éprouver de la culpabilité ou de la honte, ce qui entretient le cercle vicieux. Sur le plan physiologique, ces épisodes sont souvent favorisés par une restriction alimentaire préalable, volontaire ou non : sauter des repas, manger trop peu, ou s’imposer trop d’interdits fragilise les signaux de régulation et augmente le risque de perte de contrôle. L’hyperphagie L’hyperphagie boulimique, elle, est un trouble du comportement alimentaire (TCA) reconnu médicalement . Selon les critères diagnostiques (DSM-5), elle se caractérise par la présence répétée de crises durant lesquelles une personne consomme, en un temps limité (environ deux heures), une quantité de nourriture nettement supérieure à ce que la plupart des gens mangeraient dans des circonstances similaires, avec un sentiment marqué de perte de contrôle . Ces crises s’accompagnent d’au moins plusieurs des éléments suivants : manger très rapidement, manger jusqu’à un inconfort physique, manger sans sensation de faim, manger seul par gêne, puis ressentir du dégoût, de la culpabilité ou une grande tristesse après l’épisode. Pour parler d’hyperphagie boulimique, ces crises doivent survenir en moyenne au moins une fois par semaine pendant trois mois , sans comportements compensatoires réguliers (vomissements, laxatifs, sport excessif), contrairement à la boulimie. Il s’agit donc d’un trouble à part entière, associé à une souffrance psychologique importante et à un impact réel sur la qualité de vie. La différence majeure entre compulsions alimentaires et hyperphagie repose sur plusieurs paramètres : l’intensité des épisodes, la quantité ingérée, leur fréquence et surtout leur caractère chronique. Les compulsions peuvent être ponctuelles ou contextuelles, tandis que l’hyperphagie s’inscrit dans un fonctionnement durable. Il est aussi essentiel de comprendre que ces comportements ne sont ni un manque de volonté ni un défaut de motivation. Ils traduisent un déséquilibre entre besoins physiologiques, émotionnels et parfois hormonaux. Le corps et le cerveau cherchent avant tout à se protéger. Pour vous aider à y voir plus clair, je vous propose un petit auto-test d’orientation (ce n’est pas un diagnostic, mais un outil de repérage). Vous pouvez vous poser ces questions : – Ai-je des épisodes où je mange beaucoup plus que prévu, avec une impression de ne plus maîtriser ? – Est-ce que ces épisodes reviennent régulièrement ? – Est-ce que je mange parfois très vite, jusqu’à être physiquement mal à l’aise ? – Est-ce que je mange sans avoir faim, ou en cachette ? – Est-ce que je ressens de la honte, de la culpabilité ou une grande tristesse après ces moments ? – Est-ce que ces comportements ont un impact sur mon moral, mon poids, mon énergie ou ma vie sociale ? Si plusieurs réponses sont positives, surtout de façon répétée, il peut être pertinent d’en parler à un professionnel de santé. Dans mon accompagnement, je travaille toujours sur plusieurs axes : restaurer une alimentation suffisamment nourrissante et régulière, réapprendre à écouter les signaux de faim et de satiété, identifier les déclencheurs émotionnels et développer d’autres stratégies que la nourriture pour faire face aux tensions du quotidien. Lorsque cela est nécessaire, un travail pluridisciplinaire avec un psychologue ou un psychiatre est précieux, notamment dans les situations d’hyperphagie boulimique. Si vous vous reconnaissez dans ces descriptions, sachez qu’il existe des solutions et qu’un accompagnement adapté peut réellement améliorer votre relation à l’alimentation. Vous n’êtes pas seul(e), et ce que vous vivez mérite d’être entendu, sans jugement. Je reste convaincue qu’avec de la bienveillance, des outils concrets et un suivi personnalisé, il est possible de retrouver une relation plus apaisée avec la nourriture… et avec soi-même.

Lire une étiquette alimentaire est une compétence précieuse pour faire des choix éclairés, adaptés à vos besoins et à votre santé. Le sujet est vaste, c’est pourquoi j’ai choisi de le traiter à travers plusieurs articles complémentaires. Dans un premier article, j’ai posé les bases de la lecture des étiquettes alimentaires. J’y explique pourquoi ces informations sont utiles au quotidien, comment utiliser le Nutri-Score comme repère global tout en en connaissant les limites, et comment analyser une étiquette dans son ensemble, sans se focaliser sur un seul élément. Vous pouvez retrouver cet article ici : https://www.dieteticienne-nutritionniste-nantes.com/lecture-des-etiquettes Dans un second temps, je me suis intéressée aux allégations nutritionnelles telles que « riche en fibres », « sans sucres ajoutés » ou « pauvre en sel ». Ces mentions, très présentes sur les emballages, sont strictement encadrées par la réglementation européenne. Elles peuvent orienter le choix, mais ne remplacent jamais une lecture attentive du tableau nutritionnel et de la liste d’ingrédients. Cet article est disponible à cette adresse : https://www.dieteticienne-nutritionniste-nantes.com/les-allegations-nutritionnelles Aujourd’hui, je vous propose de vous concentrer sur un élément central de l’étiquette : le tableau des valeurs nutritionnelles, afin de comprendre ce qu’il contient, ce qui est obligatoire, et surtout comment l’interpréter avec pertinence.

Dans nos emplois du temps toujours plus chargés, trouver le temps d’organiser ses repas et de penser à son alimentation peut rapidement devenir un défi. C’est précisément pour répondre à ce besoin de simplicité et d’efficacité que j’ai conçu « Ma diét’ dans ma poche », une formule de suivi diététique à distance pensée pour celles et ceux qui souhaitent progresser sans passer par un bilan diététique complet. Cette offre s’adresse à vous si vous avez un objectif clair, que vous connaissez déjà vos besoins, et que vous recherchez un cadre structuré pour organiser vos repas, trouver l’inspiration au quotidien et réussir vos changements alimentaires sans perdre de temps dans des démarches trop complexes. Plutôt que d’attendre un rendez-vous traditionnel, vous pouvez accéder en moins de 24 heures à un plan alimentaire ciblé, adapté à votre situation. La formule se déroule via une application dédiée dans laquelle vous retrouvez votre plan alimentaire sous forme de ebook, rédigé par moi meme à choisir parmi une sélection évolutive , des outils de suivi, et un accès à des ressources qui facilitent la mise en pratique. Je sais à quel point manquer d’idées peut freiner la mise en place de nouvelles habitudes : c’est pourquoi je m’engage à enrichir régulièrement votre espace avec des recettes simples, équilibrées et inspirantes, ainsi qu’une sélection des meilleurs choix alimentaires selon les saisons. L’accompagnement ne s’arrête pas là. Vous pouvez me poser vos questions directement via la messagerie sécurisée de l’application. Je m’engage à vous répondre sous 72 heures ouvrées pour toute interrogation d’ordre général, vous permettant ainsi de garder un lien professionnel même à distance. Et si, au fil de votre parcours, vous ressentez le besoin d’un suivi plus approfondi ou d’un bilan personnalisé, nous pourrons envisager ensemble une consultation en visioconférence. Enfin, « Ma diét’ dans ma poche » se veut simple, transparente et flexible. L’abonnement mensuel est clair, et vous offre la liberté de l’interrompre facilement après 3mois si vos besoins évoluent. Ce format représente une belle solution pour celles et ceux qui souhaitent intégrer des changements alimentaires durables dans leur vie, avec un accompagnement professionnel structuré, accessible et adapté à leur rythme.

L’airfryer s’est imposé ces dernières années comme un appareil polyvalent dans nos cuisines. Il permet de frire, rôtir, griller, mais aussi de mijoter, braiser ou confire avec très peu de matière grasse, ce qui en fait un outil pratique pour réduire les matières grasses ajoutées tout en conservant du goût. Le livre Airfryer – Recettes IG Bas , signé par Élodie Colombel et publié en août 2025 chez Marabout, se distingue précisément par l’association de cet appareil avec une démarche nutritionnelle. Il propose 120 recettes pensées pour avoir un index glycémique bas, tout en restant gourmandes et accessibles. Ce qui rend cet ouvrage intéressant, notamment pour ceux qui s’intéressent à la nutrition équilibrée, c’est la manière dont il intègre des recettes variées ( du salé au sucré ) dans une logique métabolique cohérente. Cette approche peut être particulièrement utile pour les personnes qui cherchent à mieux gérer leurs variations glycémiques sans pour autant renoncer au plaisir de cuisiner. Les recettes couvrent un large spectre de moments du quotidien, comme des entrées, plats principaux ou desserts. On y trouve des propositions originales telles que des brookies, un clafoutis coco bananes, des scones, des arancinis ou encore un dhal de poulet aux noix de cajou, autant de plats qui allient saveur et attention à l’impact sur la glycémie. Le livre repose sur plusieurs qualités que je juge importantes pour un ouvrage culinaire nutritionnellement orienté : d’une part, il intègre une diversité d’ingrédients et de modes de préparation qui sortent des recettes trop basiques. D’autre part, il propose des idées qui permettent d’utiliser pleinement les capacités de l’airfryer au-delà de la simple cuisson « rapide ». Du point de vue diététique, ce type de livre peut jouer un rôle précieux dans l’accompagnement d’un changement alimentaire. En effet, proposer des recettes plutôt qu’une liste d’aliments à éviter aide à traduire la théorie de l’index glycémique en gestes culinaires concrets et plaisants. Cela correspond à une manière d’aborder l’équilibre alimentaire qui valorise l’autonomie et le plaisir, plutôt que la restriction. Il est important de préciser que l’airfryer reste un outil de cuisson et non une « solution miracle ». La qualité nutritionnelle d’un repas dépend de la sélection des aliments, de l’équilibre des macronutriments et du cadre global d’une alimentation équilibrée. En tant que diététicienne, je considère que cet ouvrage trouve tout son sens lorsqu’il s’inscrit dans une démarche réfléchie, adaptée à vos besoins et à vos objectifs. En conclusion, Airfryer – Recettes IG Bas est un livre qui peut séduire celles et ceux qui souhaitent concilier plaisir de cuisiner et attention portée à l’impact glycémique. Si vous utilisez déjà un airfryer ou envisagez d’en acquérir un, cet ouvrage offre des idées concrètes pour intégrer des recettes savoureuses dans une alimentation structurée autour de principes nutritionnels pertinents. (article non sponsorisé, livre issu de ma bibliothèque personnelle)

Chaque mois de janvier, je rencontre de nombreuses personnes qui me disent vouloir « s’y remettre ». Reprendre une activité physique après une pause plus ou moins longue est une excellente décision, que ce soit pour se sentir mieux dans son corps, perdre du poids ou développer sa masse musculaire. Une question revient alors très souvent : faut-il adapter son alimentation lorsque l’on reprend le sport ? La réponse est oui… mais pas n’importe comment. Reprise du sport et alimentation : pourquoi est-ce important ? Lorsque l’activité physique reprend, l’organisme est davantage sollicité. Les muscles, les articulations et le système nerveux demandent plus d’énergie et de nutriments pour fonctionner correctement et récupérer. Une alimentation inadaptée peut rapidement entraîner fatigue, baisse de motivation, douleurs ou blessures. Adapter son alimentation permet donc de soutenir les efforts, de progresser plus sereinement et de préserver sa santé. Reprendre le sport pour le bien-être : comment manger ? Lorsque l’objectif est avant tout le bien-être, l’alimentation n’a pas vocation à être restrictive. Le sport doit rester un soutien à la santé physique et mentale, et non une contrainte supplémentaire. Je recommande de conserver des repas réguliers et structurés, d’intégrer une source de protéines à chaque repas pour favoriser la récupération musculaire et de ne pas supprimer les féculents, qui apportent l’énergie nécessaire à l’effort. Une hydratation suffisante, avant, pendant et après l’activité, reste également indispensable pour limiter la fatigue. Sport et perte de poids : faut-il manger moins ? Pour celles et ceux qui reprennent le sport dans un objectif de perte de poids , la tentation de réduire fortement les apports alimentaires est fréquente. Pourtant, manger trop peu tout en augmentant l’activité physique expose à un épuisement rapide, à une perte de masse musculaire et à un ralentissement du métabolisme. L’enjeu est davantage d’améliorer la qualité de l’alimentation, de respecter les sensations de faim et de satiété et de répartir les apports de façon équilibrée sur la journée. Le sport devient alors un véritable allié pour une perte de poids progressive et durable. Alimentation et prise de muscle : quels ajustements prévoir ? Lorsque l’objectif est la prise de muscle , l’alimentation joue un rôle central. Les muscles ont besoin d’énergie pour travailler et de protéines pour se reconstruire après l’effort. Il ne s’agit pas de manger de façon excessive, mais d’assurer des apports suffisants et adaptés, répartis sur la journée. Les glucides permettent de soutenir les séances d’entraînement, tandis que les lipides de qualité participent au bon fonctionnement hormonal et à la récupération. Attention également aux choix de vos compléments ! Reprise du sport : des conseils alimentaires simples et applicables Lors d’une reprise, je conseille d’éviter les séances à jeun sans encadrement, surtout si l’activité est intense ou prolongée. Prévoir une collation lorsque le délai entre le repas et le sport est important peut améliorer le confort et les performances. Penser à l’alimentation post-effort, même après une séance modérée, aide à la récupération et limite les fringales ultérieures. Le sommeil, souvent négligé, fait également partie intégrante de l’équilibre entre sport et alimentation. Sport et alimentation : une adaptation toujours personnalisée Chaque organisme est unique. L’âge, l’historique sportif, l’état de santé, le niveau d’activité et le rapport à l’alimentation influencent fortement les besoins. Ce qui fonctionne pour une personne ne sera pas forcément adapté à une autre. La reprise du sport est un moment privilégié pour faire le point sur ses habitudes alimentaires et ajuster certains repères sans pression ni culpabilité. Un accompagnement personnalisé permet souvent d’éviter les erreurs, de rester motivé et de transformer cette bonne résolution de janvier en habitude durable.

L’hiver s’installe souvent dans nos corps avant même de blanchir nos paysages. En cette période d'après-fêtes, je reçois de nombreux patients qui se sentent littéralement "au ralenti". Ce n'est pas une simple fatigue passagère ; c'est bien souvent le signe que votre glande thyroïde peine à suivre la cadence. Entre le manque de lumière, le froid intense et les excès de sucre de décembre, votre métabolisme peut entrer dans une forme de résistance. Si vous ressentez aujourd'hui une frilosité que rien ne semble apaiser, une digestion paresseuse ou ce fameux brouillard mental qui rend chaque tâche laborieuse, votre équilibre hormonal est probablement en jeu. Que vous souffriez d'une hypothyroïdie installée ou d'une thyroïdite inflammatoire, je souhaite vous partager mes conseils concrets pour relancer votre vitalité hivernale. L'importance d'un petit-déjeuner, plus que jamais Je conseille toujours de commencer votre journée en nourrissant directement la synthèse de vos hormones. Pour fabriquer de la T4 et la convertir en T3, votre corps a besoin d'un acide aminé précieux : la tyrosine. Je vous invite donc à délaisser le petit-déjeuner sucré traditionnel, qui favorise l'inflammation, au profit de protéines de qualité. En consommant des œufs coque, une part de fromage de brebis ou quelques tranches de jambon artisanal dès le matin, vous offrez à votre thyroïde les éléments nécessaires à son fonctionnement tout en stabilisant votre glycémie pour la journée. Dompter les légumes d'hiver Vous le savez, les choux (kale, brocolis, choux de Bruxelles) sont rois en cette saison, mais ils contiennent des substances goitrogènes qui peuvent freiner votre thyroïde. Pour profiter de leurs bienfaits sans risque, je vous demande d'être rigoureux sur leur préparation. L'astuce consiste à toujours les blanchir : plongez vos choux dans l'eau bouillante quelques minutes, jetez systématiquement cette première eau de cuisson qui contient les composés indésirables, puis faites-les cuire longuement. Malgré cette précaution, je vous suggère de limiter leur fréquence à une ou deux fois par semaine pour ne pas saturer votre système, mais inutile de les supprimer complètement . Le sélénium et le zinc, vos alliés contre l'inflammation Dans ma pratique, je constate que la conversion de l'hormone T4 inactive en T3 active (la seule que vos cellules peuvent vraiment utiliser ) est souvent le maillon faible, notamment en hiver. Pour optimiser ce mécanisme, le sélénium est indispensable, particulièrement si vous faites face à une thyroïdite d'Hashimoto. Je vous recommande de consommer deux noix du Brésil chaque matin. Accompagnez-les de quelques graines de courge, riches en zinc, un autre cofacteur essentiel qui permet à vos récepteurs hormonaux de fonctionner correctement. L'accompagnement micro-nutritionnel : ma sélection Oligosanté Dans certains cas, l'alimentation seule peine à combler des déficits ancrés, surtout lorsque l'hiver accentue la fatigue métabolique. Pour vous accompagner de manière plus intensive, j'ai sélectionné des solutions chez Oligosanté qui respectent les synergies indispensables à votre glande. Je recommande souvent le T. Control, car c'est une formule extrêmement complète . Il apporte de l'iode issu du Fucus et de la Laminaire, mais aussi de la L-tyrosine, du zinc et du sélénium. Ce qui m'intéresse particulièrement dans ce complexe, c'est l'ajout de plantes comme le Bacopa et le Guggul qui soutiennent activement la production hormonale tout en aidant à la gestion du stress. Si je sens que votre problématique est davantage liée à une fatigue nerveuse ou à des crampes, je vous orienterai vers le Magnésium d'Oligosanté. Ce minéral est le "bougies d'allumage" de vos cellules. En régulant l'impact du cortisol (l'hormone du stress qui bloque la thyroïde), il permet à votre métabolisme de sortir de son mode "économie d'énergie". Tous sont disponibles sur le site Oligosanté avec le code X544956 Une hygiène de vie protectrice Enfin, je vous encourage à être vigilants sur votre gestion du stress et votre hydratation. L'eau froide stresse votre organisme ; privilégiez les infusions réchauffantes. En plus de ces ajustements, je vous suggère de vous exposer à la lumière naturelle au moins vingt minutes chaque matin pour soutenir votre axe hypophysaire. C'est en combinant ces apports ciblés, une préparation rigoureuse de vos légumes et une douceur de vivre retrouvée que vous traverserez cet hiver avec une énergie renouvelée. Note : Comme pour tout protocole, je vous invite à ne pas faire d'auto-médication. Chaque terrain est unique, et il est essentiel que nous validions ensemble les dosages adaptés à votre bilan biologique.

Les fêtes de fin d'année s'achèvent, emportant avec elles leur lot de toasts et de célébrations. Et si, pour bien démarrer 2026, vous rejoigniez le mouvement du Défi de Janvier ? Inspiré du célèbre "Dry January", ce challenge (à retrouver sur defi-de-janvier.fr ) propose de mettre l'alcool de côté pendant 31 jours. Loin d'être une punition, c'est une véritable expérience pour redécouvrir son corps et son esprit. Pourquoi relever le défi ? (Spoiler : Votre corps va vous remercier) Arrêter l'alcool pendant un mois, ce n'est pas seulement économiser sur l'addition du restaurant. C’est un immense cadeau que vous faites à votre organisme. Voici ce qui se passe quand on dit "non" au verre de trop : 1. Une silhouette affinée et plus d'énergie L'alcool est ce qu'on appelle une "calorie vide". En plus d'être calorique en soi, il favorise le stockage des graisses et donne souvent faim (le fameux burger de fin de soirée). Poids : Beaucoup de participants constatent une perte de poids naturelle ou un dégonflement du visage et du ventre. Forme physique : Sans alcool, votre foie se régénère, votre hydratation s'améliore et votre peau devient plus éclatante. 2. Un mental d'acier et un sommeil de plomb On pense souvent que l'alcool aide à dormir. Erreur ! S’il aide à s’endormir plus vite, il dégrade considérablement la qualité du sommeil profond. Mental : Après 15 jours, on observe une meilleure concentration et une réduction de l'anxiété. Sommeil : Vous vous réveillerez enfin avec la sensation d'être réellement reposé(e), prêt(e) à attaquer la journée sans ce "brouillard" matinal. Ce n'est pas un adieu, c'est une mise au point L'idée du Défi de Janvier n'est pas de devenir abstinent pour le restant de ses jours. Le but est bien plus subtil : reprendre le contrôle. Il s'agit de sortir de l'automatisme. On ne compte plus les verres bus "par habitude" ou "parce que c'est l'heure". En faisant cette pause, vous observez votre relation à la boisson. C’est une opportunité de décider quand vous avez vraiment envie d'un verre pour le plaisir, plutôt que de le subir par réflexe. Le saviez-vous ? La majorité des personnes ayant relevé le défi consomment moins d'alcool, de manière plus consciente, même plusieurs mois après la fin du mois de janvier. Le défi social : Apprendre à dire "Non merci" On le sait, en France, l'alcool est le ciment de la sociabilité. Ne pas boire en soirée suscite souvent des questions, voire des taquineries. Relever le défi, c'est aussi observer ce rapport à l'autre : Pourquoi se sent-on obligé de justifier le fait de ne pas boire ? Peut-on s'amuser autant avec un "mocktail" ou une eau pétillante ? (La réponse est oui !) C’est l'occasion de réaliser que la fête réside dans la compagnie et le partage, pas dans le degré d'alcool de votre verre. Vous serez d'ailleurs surpris de voir que votre démarche inspire souvent vos amis ! Ci dessous, ma petite intervention sur le sujet, au JT de France 3 Pays de la Loire du 2 janvier 2025 (merci à Juliette Poirier pour l'invitation)



