Perte de poids, digestion, cycles : Les atouts du journal alimentaire
Laurianne Chignard • 26 février 2025
Perte de poids, digestion, cycles : Les atouts du journal alimentaire
Je l’utilise régulièrement en consultation et je le recommande comme un outil à adopter avec plaisir. Tenir un journal alimentaire ne doit pas être une contrainte, mais un moyen d’apprendre à mieux s’organiser, à mieux se connaître et à voir le chemin parcouru. Que ce soit dans le cadre d’une perte de poids, d’une recherche d’intolérances alimentaires ou encore pour observer l’influence de vos cycles hormonaux sur votre appétit, tenir un journal alimentaire peut vous aider à progresser de manière consciente et efficace. Si pour vous c'est contrainte, une surcharge de travail, passez votre chemin, cet outils n'est pas adapté, nous trouverons surement une méthode qui vous corresponde plus.
Pourquoi tenir un journal alimentaire ?
Un outil pour mieux comprendre ses habitudes
Nous avons souvent une perception biaisée de notre alimentation. Entre les grignotages oubliés, les repas pris sur le pouce et les émotions qui influencent nos choix alimentaires, il est facile de perdre le fil. En prenant quelques minutes chaque jour pour noter ce que vous mangez, vous obtenez une vision plus claire de vos habitudes et pouvez identifier des schémas récurrents.
Un allié dans la perte de poids
Si votre objectif est de perdre du poids, tenir un journal vous permet de prendre conscience des quantités consommées, des moments où vous avez tendance à trop manger et des déclencheurs émotionnels liés à votre alimentation. Cet outil ne sert pas à culpabiliser, mais à mieux ajuster votre alimentation à vos besoins réels.
Une aide précieuse en cas d’intolérances alimentaires
Les réactions aux aliments peuvent parfois être subtiles et différées. Un journal alimentaire détaillé vous permet de croiser les aliments consommés avec l’apparition de symptômes digestifs, cutanés ou encore de fatigue. En notant précisément ce que vous mangez et vos ressentis, il devient plus facile d’identifier des intolérances ou des sensibilités alimentaires.
Observer l’influence des cycles hormonaux
Les variations hormonales influencent l’appétit, les envies alimentaires et l’énergie. Un journal permet d’identifier ces fluctuations et d’adapter son alimentation en fonction des besoins du corps. Cela peut être particulièrement utile pour anticiper les envies de sucre ou de gras qui surviennent souvent à certains moments du cycle.
Que doit contenir un journal alimentaire ?
Le contenu d’un journal alimentaire peut varier en fonction de l’usage que l’on souhaite en faire. Voici quelques éléments intéressants à inclure :
- Vue à la semaine, au jour ou au mois : selon vos préférences, vous pouvez organiser votre journal sous forme de tableaux quotidiens, hebdomadaires ou mensuels.
- Les repas et collations : notez ce que vous mangez et buvez, avec les quantités si possible.
- Le contexte du repas : à quelle heure avez-vous mangé ? Où ? Étiez-vous seul(e) ou accompagné(e) ?
- Les sensations physiques et émotionnelles : aviez-vous faim, étiez-vous stressé(e), fatigué(e) ?
- Un calendrier des aliments de saison : cela peut vous aider à diversifier votre alimentation et privilégier des produits frais.
Des traqueurs personnalisés :
- Consommation d’eau
- Activité physique
- Sommeil
- Symptômes digestifs (ballonnements, douleurs, etc.)
- Humeur et énergie
- Cycle menstruel
Papier ou numérique : quel format choisir ?
Le journal papier : simplicité et déconnexion
Le format papier a l’avantage d’être accessible partout, sans écran. Il favorise une réflexion plus posée et permet d’ajouter des annotations, des émotions ressenties ou des détails sur l’environnement du repas. Certaines personnes apprécient le rituel de l’écriture et trouvent cela plus engageant.
Les applications et journaux numériques : praticité et analyse
De nombreuses applications permettent d’enregistrer ses repas rapidement, d’ajouter des photos et même d’obtenir une analyse automatique des apports nutritionnels. Si vous cherchez une solution rapide et que vous aimez les outils connectés, le journal numérique peut être une excellente option. Il permet également de repérer plus facilement les tendances grâce aux graphiques et aux statistiques.
Personnellement, j’utilise un agenda numérique sur tablette avec l’application Goodnotes. Ce format me permet d’avoir mon journal toujours avec moi, de le personnaliser en ajoutant ou supprimant des pages et de profiter du confort de l’écriture au stylet. C’est une alternative idéale pour ceux qui souhaitent combiner l’aspect manuscrit avec la flexibilité du numérique.
Si vous recherchez un journal pratique et complet, j’ai conçu l’Agenda Nutrition 2025, spécialement pensé pour vous accompagner au quotidien. Il vous permet de noter vos repas, vos ressentis et d’organiser vos semaines alimentaires sereinement.
Comment bien utiliser son journal alimentaire ?
L’essentiel est de le tenir sans pression. Notez vos repas, vos sensations et vos émotions sans chercher à être parfait(e). L’objectif est de mieux comprendre votre alimentation et d’ajuster progressivement vos choix. Que vous optiez pour le papier ou le numérique, ce qui compte, c’est la régularité et l’honnêteté dans vos observations.
Si vous avez besoin d’aide pour analyser vos habitudes alimentaires et trouver des solutions adaptées à vos objectifs, n’hésitez pas à me contacter. Ensemble, nous pourrons élaborer des stratégies personnalisées pour une alimentation plus sereine et équilibrée.
👉 Découvrez l’Agenda Nutrition 2025 ici :
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.

Après avoir décrypté le fonctionnement biologique des analogues du GLP-1, une question essentielle se pose en consultation : comment bien manger quand l'appétit disparaît presque totalement ? Sous l'effet du Wegovy ou du Mounjaro, le risque n'est plus de trop manger, mais de sombrer dans une dénutrition invisible qui fatiguerait votre corps et fragiliserait vos muscles. La priorité absolue : protéger votre capital musculaire La perte de poids sous GLP-1 peut être spectaculaire, mais elle est parfois trop rapide pour l'organisme. Si vous ne consommez pas assez de protéines, votre corps ira puiser dans ses propres réserves musculaires pour fonctionner. C'est ce que nous voulons éviter à tout prix, car une perte de muscle ralentit votre métabolisme de base et rend la stabilisation du poids beaucoup plus difficile à l'arrêt du traitement. Dans votre assiette, la protéine doit donc devenir la pièce maîtresse. Je conseille souvent de commencer chaque repas par sa source protéinée, qu'elle soit animale comme une viande maigre, un poisson ou un œuf, ou végétale avec des légumineuses bien préparées. L'objectif est de maintenir une densité nutritionnelle élevée : puisque vous mangez de petits volumes, chaque bouchée doit être réellement "utile" à votre corps. Un suivi précis grâce au bilan de composition corporelle Pour ne pas avancer à l'aveugle, je propose systématiquement au cabinet un bilan de masse corporelle lors de nos rendez-vous. Cet outil est bien plus révélateur que le simple chiffre affiché sur une balance classique. Il nous permet de suivre avec précision l'évolution de votre masse grasse, mais surtout de surveiller le maintien de votre masse musculaire et votre niveau d'hydratation. C'est ce suivi scientifique qui nous permet d'ajuster votre alimentation en temps réel. Si nous constatons que vos muscles s'affaiblissent, nous renforçons les apports nutritionnels spécifiques avant que la fatigue ne s'installe. Cette transformation physique doit être harmonieuse pour être durable. L'indispensable adaptation à votre réalité quotidienne Ces principes restent des règles générales qu'il est impératif d'adapter à la réalité de votre vie. Je sais que vos journées ne se limitent pas à une liste de nutriments : vous avez des convictions alimentaires, des contraintes professionnelles parfois denses et une vie familiale à préserver. Manger doit rester un acte social et un plaisir, même sous traitement. Mon rôle est de vous aider à traduire ces besoins biologiques dans votre quotidien. Que vous déjeuniez sur le pouce entre deux réunions ou que vous partagiez un dîner en famille, nous cherchons ensemble des solutions concrètes pour que votre assiette respecte vos valeurs et vos obligations, sans jamais devenir une source de stress supplémentaire. Mon regard de professionnelle sur la densité nutritionnelle L'erreur la plus fréquente serait de se contenter de bouillons ou de salades légères sous prétexte que l'on n'a pas faim. Il ne s'agit pas de suivre un "régime" de plus, mais d'adapter votre alimentation à une nouvelle réalité biologique temporaire. En travaillant ensemble, nous veillons à ce que cette perte de poids ne se fasse pas au détriment de votre vitalité ou de l'éclat de votre peau, véritables reflets de votre santé intérieure. La semaine prochaine, nous aborderons le dernier volet de notre série, un sujet crucial pour la pérennité de vos efforts : comment préparer l'après-traitement et réussir sa stabilisation sans l'aide de la molécule ?

Vous souhaitez entamer un suivi diététique et vous vous demandez comment en financer tout ou partie ? C'est une question que mes patients me posent très régulièrement au cabinet. La bonne nouvelle, c'est que plusieurs dispositifs existent, allant des programmes de prévention entièrement gratuits aux solutions de remboursement complémentaires comme Elsee, en passant par les mutuelles classiques. Et depuis peu, un nouveau texte réglementaire ouvre des perspectives importantes pour les personnes en situation d'obésité complexe. Voici un tour d'horizon complet pour vous aider à trouver la formule la plus adaptée à votre situation.

Il y a quelques années, je recevais au cabinet une patiente que j'appellerai Céline. Elle ne venait pas pour perdre du poids. Elle venait parce que son mari s'inquiétait. Parce qu'elle avait refusé l'anniversaire de sa fille. Parce que les gâteaux "n'étaient pas assez bons". Parce qu'elle passait ses soirées à éplucher les étiquettes, à planifier chaque repas avec une précision militaire, et que la moindre entorse à ses règles alimentaires la plongeait dans une détresse profonde. Céline mangeait parfaitement. Et Céline allait très mal. Ce paradoxe, c'est celui de l'orthorexie.







