Selection livre de cuisine : Airfryer : le robot qui cuit tout – IG bas (Marabout)
Laurianne Chignard • 12 janvier 2026
Airfryer – Recettes IG Bas (Marabout) : cuisiner au quotidien sans sacrifier l’équilibre glycémique
L’airfryer s’est imposé ces dernières années comme un appareil polyvalent dans nos cuisines. Il permet de frire, rôtir, griller, mais aussi de mijoter, braiser ou confire avec très peu de matière grasse, ce qui en fait un outil pratique pour réduire les matières grasses ajoutées tout en conservant du goût.
Le livre Airfryer – Recettes IG Bas, signé par Élodie Colombel et publié en août 2025 chez Marabout, se distingue précisément par l’association de cet appareil avec une démarche nutritionnelle. Il propose 120 recettes pensées pour avoir un index glycémique bas, tout en restant gourmandes et accessibles.
Ce qui rend cet ouvrage intéressant, notamment pour ceux qui s’intéressent à la nutrition équilibrée, c’est la manière dont il intègre des recettes variées ( du salé au sucré ) dans une logique métabolique cohérente. Cette approche peut être particulièrement utile pour les personnes qui cherchent à mieux gérer leurs variations glycémiques sans pour autant renoncer au plaisir de cuisiner.
Les recettes couvrent un large spectre de moments du quotidien, comme des entrées, plats principaux ou desserts. On y trouve des propositions originales telles que des brookies, un clafoutis coco bananes, des scones, des arancinis ou encore un dhal de poulet aux noix de cajou, autant de plats qui allient saveur et attention à l’impact sur la glycémie.
Le livre repose sur plusieurs qualités que je juge importantes pour un ouvrage culinaire nutritionnellement orienté : d’une part, il intègre une diversité d’ingrédients et de modes de préparation qui sortent des recettes trop basiques. D’autre part, il propose des idées qui permettent d’utiliser pleinement les capacités de l’airfryer au-delà de la simple cuisson « rapide ».
Du point de vue diététique, ce type de livre peut jouer un rôle précieux dans l’accompagnement d’un changement alimentaire. En effet, proposer des recettes plutôt qu’une liste d’aliments à éviter aide à traduire la théorie de l’index glycémique en gestes culinaires concrets et plaisants. Cela correspond à une manière d’aborder l’équilibre alimentaire qui valorise l’autonomie et le plaisir, plutôt que la restriction.
Il est important de préciser que l’airfryer reste un outil de cuisson et non une « solution miracle ». La qualité nutritionnelle d’un repas dépend de la sélection des aliments, de l’équilibre des macronutriments et du cadre global d’une alimentation équilibrée. En tant que diététicienne, je considère que cet ouvrage trouve tout son sens lorsqu’il s’inscrit dans une démarche réfléchie, adaptée à vos besoins et à vos objectifs.
En conclusion, Airfryer – Recettes IG Bas est un livre qui peut séduire celles et ceux qui souhaitent concilier plaisir de cuisiner et attention portée à l’impact glycémique. Si vous utilisez déjà un airfryer ou envisagez d’en acquérir un, cet ouvrage offre des idées concrètes pour intégrer des recettes savoureuses dans une alimentation structurée autour de principes nutritionnels pertinents.
(article non sponsorisé, livre issu de ma bibliothèque personnelle)
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Cette semaine, le gouvernement français a dévoilé la nouvelle version du Programme National Nutrition Santé : le PNNS 5 (2026-2030). Ce programme, pilier des politiques de santé publique depuis plus de 20 ans, marque une évolution importante dans la manière d’aborder l’alimentation, l’activité physique et plus largement notre mode de vie. Je vous propose de décrypter les grandes orientations de cette nouvelle version, et surtout ce que cela change concrètement pour vous. Une vision plus globale de la santé Le PNNS a toujours eu pour objectif d’améliorer l’état de santé de la population en agissant sur la nutrition, entendue comme l’alimentation, mais aussi l’activité physique et la sédentarité. Avec cette nouvelle version, on observe un changement de paradigme : la nutrition n’est plus envisagée seule. Elle s’inscrit désormais dans une approche plus large, intégrant les enjeux environnementaux, sociaux et comportementaux. Le PNNS 5 s’inscrit ainsi dans une stratégie globale qui relie santé humaine, environnement et système alimentaire, avec une ambition claire : favoriser une alimentation à la fois saine, durable et accessible à tous. Des priorités de santé publique renforcées Plusieurs axes forts émergent dans cette nouvelle feuille de route. La prévention des maladies chroniques reste centrale, avec un travail renforcé sur les facteurs nutritionnels impliqués dans des pathologies comme l’obésité, le diabète ou les maladies cardiovasculaires. Le PNNS 5 met également davantage l’accent sur certains publics spécifiques, comme les femmes enceintes, les jeunes enfants ou les personnes âgées, notamment dans une logique de prévention de la dénutrition. Enfin, la réduction des inégalités sociales en matière d’alimentation apparaît comme un enjeu prioritaire, avec la volonté d’améliorer l’accès à une alimentation de qualité pour tous. L’environnement alimentaire au cœur des actions L’une des évolutions majeures de ce nouveau programme est le déplacement du regard : il ne s’agit plus uniquement d’informer, mais aussi de transformer l’environnement dans lequel les choix alimentaires sont réalisés. Cela se traduit par des actions sur l’offre alimentaire, l’information au consommateur, mais aussi sur la régulation du marketing, en particulier auprès des enfants. Cette approche est essentielle, car les comportements alimentaires sont largement influencés par le contexte de vie, et ne reposent pas uniquement sur la motivation individuelle. Une place accrue pour l’activité physique… et la lutte contre la sédentarité Le PNNS 5 renforce la promotion de l’activité physique tout en mettant l’accent sur la réduction de la sédentarité, notamment liée au temps d’écran. Cette double approche est cohérente avec les connaissances actuelles : il est possible d’être actif, tout en restant trop sédentaire au quotidien. Une alimentation plus durable Le programme intègre désormais pleinement les enjeux environnementaux. Il encourage une alimentation plus durable, en favorisant des produits de meilleure qualité, en soutenant des systèmes alimentaires plus responsables et en luttant contre le gaspillage. Faciliter l’accès au soin diététique : une avancée… encore incomplète Le PNNS 5 reconnaît clairement la nécessité de faciliter l’accès au soin diététique pour la population. C’est un point important, et attendu de longue date. Cependant, dans les faits, cette ambition reste encore incomplète. Les diététiciens, professionnels spécifiquement formés à la prise en charge nutritionnelle, ne sont toujours pas pleinement intégrés dans le parcours de soin coordonné. L’accompagnement nutritionnel, qui constitue pourtant le cœur de leur métier, continue d’être en partie délégué à d’autres professionnels de santé. Or, ces derniers ont déjà des champs de compétences larges et des contraintes importantes liées à leurs propres missions. Leur confier davantage la prise en charge nutritionnelle peut poser la question de la qualité, du temps disponible et de la spécialisation. Cette situation crée un paradoxe : d’un côté, le programme reconnaît l’importance du soin diététique, mais de l’autre, il ne mobilise pas pleinement les professionnels les plus qualifiés pour le délivrer. L’enjeu des prochaines années sera donc probablement d’aller plus loin, en structurant un véritable parcours de soin intégrant les diététiciens comme acteurs de premier recours en nutrition. Ce qu’il faut retenir en pratique Ce nouveau PNNS ne révolutionne pas les recommandations nutritionnelles, mais il transforme profondément la manière dont elles vont être mises en œuvre. On passe progressivement d’une logique centrée sur les conseils individuels à une approche globale, qui agit aussi sur l’environnement, les politiques publiques et les inégalités. Mon regard de diététicienne Ce nouveau programme va dans le bon sens. Il reconnaît que manger équilibré ne dépend pas uniquement de la volonté individuelle, mais aussi de nombreux facteurs extérieurs. Il ouvre la voie à des actions plus concrètes et plus structurelles. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir pour que le soin diététique trouve pleinement sa place dans le système de santé. De mon côté, cela renforce ma conviction : pour accompagner efficacement, il est essentiel de prendre en compte à la fois vos habitudes alimentaires, votre quotidien, et l’ensemble de votre environnement.

Après avoir abordé le cadre légal et financier de ces nouveaux traitements, il est temps de soulever une question qui me tient particulièrement à cœur : pourquoi, alors que nous parlons de nutrition et de métabolisme, le rôle du diététicien est-il si souvent relégué au second plan dans les protocoles officiels ? En 2026, si l’ouverture de la prescription s’est élargie à un plus grand nombre de médecins, le constat sur le terrain est inquiétant. De nombreux patients repartent avec une ordonnance pour du Wegovy ou du Saxenda, mais avec des conseils associés extrêmement inégaux. La loterie du conseil nutritionnel Selon le praticien que vous consultez, l'accompagnement peut aller du suivi très pointu à... rien du tout. Pire encore, certains reçoivent des conseils inappropriés, voire contre-productifs. Car non, la nutrition ne se limite pas à "manger plus de légumes" ou "réduire les portions". C'est un métier à part entière qui demande une expertise fine, d'autant plus quand une molécule vient modifier chimiquement vos signaux biologiques. Recevoir une prescription sans un plan nutritionnel adapté, c'est être propulsé dans un changement corporel majeur sans mode d'emploi. Un parcours de soin lacunaire : la responsabilité du patient Aujourd'hui, il faut le dire clairement : la consultation diététique n'est pas obligatoire dans le parcours de soins lié à la prise de GLP-1. C'est une faille majeure de notre système de santé qui, en ne remboursant pas systématiquement cet accompagnement, laisse le patient seul face à ses injections. En attendant que les politiques de santé évoluent, il en va de la responsabilité de chaque patient de prendre son obésité pour ce qu'elle est : une maladie chronique. On ne soigne pas une pathologie complexe et durable avec une solution de facilité ou un simple "coupe-faim" chimique. Pour obtenir des résultats qui ne s'évaporent pas à l'arrêt du traitement, il est indispensable d'adopter une stratégie complète : médicale, émotionnelle et, bien sûr, nutritionnelle. Gérer l'invisible : au-delà de la balance L’alimentation sous analogues du GLP-1 n'est pas seulement une question de perte de poids ; c'est votre premier levier pour réguler les effets secondaires et protéger votre santé : Combattre la fatigue et préserver les muscles : La perte de poids peut être si fulgurante qu’elle entraîne une fonte musculaire sévère. Sans un ajustement précis des apports en protéines, vous risquez de vous affaiblir durablement. Apaiser le système digestif : Nausées, reflux ou ralentissement du transit sont fréquents. Des ajustements alimentaires ciblés permettent souvent de mieux tolérer le traitement au quotidien. Éviter les carences : Quand l'appétit disparaît, chaque bouchée doit compter. Je vous aide à densifier vos repas pour que votre corps ne manque de rien. Mon regard de professionnelle Le diététicien n'est pas une option "en plus" ; c'est le garant de la sécurité et de la pérennité de votre parcours. Mon rôle est de transformer cette aide médicamenteuse en un succès durable, en vous donnant les clés de compréhension que la chimie seule ne peut pas vous offrir. La semaine prochaine, nous entrerons dans le vif du sujet scientifique : comment ces molécules agissent-elles concrètement sur votre corps et votre cerveau ?

Après avoir évoqué l’engouement médiatique autour de molécules comme le Wegovy ou le Mounjaro , il est temps de redescendre sur terre. En France, l’accès à ces traitements est strictement encadré par la loi et par des critères médicaux précis. Pour beaucoup, le frein n’est pas seulement de santé, il est aussi financier. Comprendre les molécules : de quoi parle-t-on ? Il est facile de s'y perdre entre les noms commerciaux. Voici un petit tableau pour y voir plus clair sur les principaux traitements disponibles ou en cours de déploiement en 2026 :

L’axe intestin-cerveau suscite beaucoup d’intérêt… mais aussi parfois des incompréhensions. En consultation, j’entends encore souvent cette phrase : “on m’a dit que c’était dans ma tête”. Derrière ces mots, il y a souvent un sentiment d’invalidation, voire de découragement. Je tiens à être très claire : oui, les émotions peuvent influencer le fonctionnement digestif. Mais non, cela ne signifie absolument pas que les symptômes sont “imaginaires”. Le ressenti est réel, les mécanismes sont biologiques, et la prise en charge mérite d’être sérieuse et globale. Un dialogue permanent entre intestin et cerveau L’intestin et le cerveau sont en communication constante. Ce dialogue repose notamment sur le système nerveux, les hormones et le système immunitaire. Ainsi, une période de stress, d’anxiété ou de surcharge mentale peut modifier la motricité intestinale, la sensibilité digestive ou encore les sécrétions digestives. Cela peut se traduire par des douleurs, des ballonnements, des troubles du transit ou une sensation d’inconfort diffus. Dans ce contexte, dire que “c’est psychologique” est à la fois vrai… et très incomplet. Ce que j’observe en pratique, c’est que l’origine peut être émotionnelle, mais les conséquences, elles, sont bien physiques. Autrement dit, vous ne “fabriquez” pas vos symptômes : votre corps réagit. Quand le psychisme impacte réellement l’intestin Le stress chronique, par exemple, peut entraîner une hyperactivation du système nerveux, ce qui perturbe directement le fonctionnement digestif. On observe notamment une hypersensibilité intestinale, des troubles du transit et parfois une altération de la barrière intestinale. Ces phénomènes sont aujourd’hui bien décrits dans la littérature scientifique et expliquent pourquoi certains troubles digestifs existent sans lésion visible. Cela ne rend pas ces troubles “moins vrais”. Au contraire, cela montre que le corps et le cerveau sont intimement liés. Le microbiote : un acteur clé… aussi pour le mental Depuis quelques années, les recherches sur le microbiote intestinal ouvrent des perspectives très intéressantes. Certaines bactéries intestinales participent directement ou indirectement à la production de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’humeur, du sommeil et de l’anxiété. On estime d’ailleurs qu’une grande partie de la sérotonine de l’organisme est produite au niveau intestinal. Plus encore, certaines études montrent que les métabolites produits par le microbiote (comme les acides gras à chaîne courte) peuvent moduler le système sérotoninergique intestinal et influencer des fonctions à la fois digestives et neurologiques. Cela signifie que l’état de votre microbiote peut avoir un impact, indirect mais réel, sur votre équilibre psychique. Une relation dans les deux sens Ce qui est essentiel à comprendre, c’est que la relation intestin-cerveau fonctionne dans les deux sens. Le stress peut perturber l’intestin. Mais l’état de l’intestin peut aussi influencer le mental. La sérotonine apparaît d’ailleurs comme un médiateur central dans cette communication entre microbiote, intestin et cerveau. On commence même à explorer des pistes thérapeutiques autour du microbiote pour améliorer certains troubles digestifs… mais aussi certains troubles de l’humeur. Ces résultats restent encore en construction, mais ils ouvrent des perspectives très concrètes. L’alimentation comme point d’appui Dans cette approche, l’alimentation reste un levier majeur. Elle permet de soutenir la diversité du microbiote, de favoriser la production de métabolites bénéfiques et de participer à la régulation de l’inflammation. Je veille toujours à proposer des ajustements progressifs, sans rigidité excessive. L’objectif est d’apaiser, pas de contraindre davantage. Une approche plus juste et plus rassurante Comprendre l’axe intestin-cerveau permet souvent de changer de regard sur ses symptômes. Non, ce n’est pas “juste dans la tête”. Oui, le psychisme peut être un point de départ… mais les répercussions sont bien physiques. Et inversement, agir sur l’intestin peut aussi contribuer à améliorer le bien-être global. Ce que je souhaite que vous reteniez Les troubles digestifs sont souvent multifactoriels. Ils ne relèvent ni uniquement du corps, ni uniquement du mental. C’est précisément cette interaction qui les rend parfois complexes… mais aussi accessibles à une prise en charge globale, progressive et personnalisée. Pour aller plus loin (études scientifiques) Si vous souhaitez approfondir, voici quelques publications accessibles qui explorent le lien entre microbiote intestinal et sérotonine : Serotonin and the gut microbiome: pathways and health implications Gut microbiota-derived metabolites regulate serotonin system Crosstalk between serotonin and the microbiota–gut–brain axis Ces travaux montrent notamment que le microbiote peut moduler la production et l’activité de la sérotonine, renforçant l’idée d’un dialogue étroit entre intestin et cerveau.

Il est aujourd’hui presque impossible de naviguer sur les réseaux sociaux, de TikTok à Instagram, sans croiser le témoignage d’une célébrité ou d’un influenceur vantant les mérites d'une "perte de poids fulgurante". Derrière ces vidéos virales se cachent les analogues du GLP-1, ces molécules comme le Wegovy, le Saxenda ou encore l’Ozempic et le Mounjaro, qui bouleversent actuellement la prise en charge de l’obésité à travers le monde. En tant que diététicienne-nutritionniste, je constate chaque jour au cabinet l’immense curiosité, mais aussi les nombreuses craintes que ces traitements suscitent chez vous. Si la science progresse, elle ne doit pas faire oublier l'essentiel : votre corps a besoin d'un cadre protecteur pour que ces changements soient durables et sans danger. Une série pour y voir plus clair Face à l’avalanche d’informations , parfois contradictoires, circulant en ligne, j'ai décidé de consacrer les prochaines semaines à décrypter ce sujet pour vous. Chaque semaine, nous explorerons ensemble une facette différente de cette révolution médicale pour que vous puissiez redevenir acteur de votre santé. Voici le programme de nos rendez-vous hebdomadaires : Le cadre légal en France : Nous débuterons par un point essentiel sur les conditions de prescription. Qui peut réellement y prétendre en 2026 et quel est le parcours de soin officiel ? La position de ma profession : Pourquoi le rôle du diététicien est-il le grand oublié des protocoles actuels ? Nous parlerons du coût de ces parcours pour les patients et de l'importance capitale d'un suivi pour éviter l'effet rebond à l'arrêt du traitement. L’assiette pendant et après le traitement : Puisque l’appétit diminue drastiquement, comment s'assurer que chaque bouchée vous apporte l'énergie nécessaire ? Nous verrons aussi comment stabiliser votre poids sur le long terme. Gare aux "analogues" du grand public : Pour clore cette série, nous ferons la lumière sur les patchs ou compléments alimentaires vendus en ligne. Que valent ces promesses de "solutions naturelles" face à la réalité scientifique ? Bien plus qu'une simple injection L'engouement actuel pour les analogues du GLP-1 ne doit pas occulter une vérité fondamentale : une molécule ne remplace pas l'apprentissage des signaux de faim, la gestion des émotions ou le plaisir de bien manger. Mon rôle est de vous accompagner pour que ces outils médicaux soient une étape vers un mieux-être global, et non une solution éphémère. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour notre premier sujet : comprendre le parcours de prescription en France et savoir si ce dispositif est adapté à votre situation.

Vous ressentez des envies soudaines de sucre, de chocolat ou de fromage, parfois difficiles à contrôler ? Ces envies, appelées cravings, sont très fréquentes et souvent mal comprises. Contrairement aux idées reçues, elles ne traduisent pas un manque de volonté. Elles sont le plus souvent le reflet d’un déséquilibre, qu’il soit alimentaire, émotionnel ou physiologique. Je vous propose de mieux comprendre ces envies alimentaires pour apprendre à les gérer de manière durable, sans frustration ni culpabilité. Qu’est-ce qu’un craving ? Un craving correspond à une envie alimentaire intense, souvent ciblée sur un aliment précis, généralement riche en sucre ou en gras. Il se distingue de la faim physiologique, qui apparaît progressivement et peut être satisfaite par différents aliments. Le craving, lui, est plus soudain, plus spécifique et parfois difficile à apaiser, même après avoir mangé. Ces envies peuvent être ponctuelles, mais lorsqu’elles deviennent fréquentes, elles peuvent générer une relation conflictuelle avec l’alimentation. Pourquoi avez-vous des envies de sucre ou de gras ? Les causes des cravings sont multiples, et il est essentiel de ne pas les réduire à une simple question de “contrôle”. Une alimentation insuffisante ou trop restrictive est l’un des facteurs les plus fréquents. Lorsque vos apports énergétiques ne couvrent pas vos besoins, votre corps met en place des mécanismes de compensation, souvent orientés vers des aliments très énergétiques. Un déséquilibre des macronutriments peut également favoriser ces envies. Un manque de protéines, de fibres ou de lipides impacte la satiété et la régulation de la glycémie, ce qui peut entraîner des fringales, notamment en fin de journée. Les facteurs hormonaux et neurobiologiques jouent aussi un rôle important. Le stress, par exemple, influence la sécrétion de cortisol et peut augmenter l’attirance pour les aliments sucrés. De même, les variations de la sérotonine peuvent moduler les envies alimentaires. Enfin, les émotions et le contexte de vie ne doivent pas être négligés. Fatigue, charge mentale, ennui ou stress peuvent favoriser les prises alimentaires en dehors de la faim. Pourquoi les fringales persistent malgré vos efforts Beaucoup de personnes tentent de résister à leurs envies alimentaires, pensant que cela suffira à les faire disparaître. En réalité, la restriction cognitive a souvent l’effet inverse. Plus un aliment est perçu comme “interdit”, plus il devient attractif. Cela peut conduire à un cycle de contrôle, puis de perte de contrôle, souvent accompagné de culpabilité. Pour sortir de ce fonctionnement, il est nécessaire de changer d’approche et de travailler en profondeur sur les causes des cravings. Comment gérer les cravings efficacement ? La première étape consiste à réévaluer votre alimentation. Une ration adaptée à vos besoins est essentielle pour limiter les signaux de compensation. En consultation, je réalise un recalcul précis de votre ration alimentaire en fonction de vos besoins physiologiques, de votre rythme de vie et de vos objectifs personnels. Ce travail permet souvent de réduire significativement les envies alimentaires en quelques semaines. L’observation de vos habitudes est également un levier important. Identifier les moments où les cravings apparaissent permet de mieux comprendre leur origine et d’adapter vos réponses. Lorsque l’envie est présente, il est possible d’y répondre sans culpabilité, en adoptant une approche en pleine conscience. Cette stratégie permet de diminuer progressivement l’intensité et la fréquence des cravings. Enfin, il est parfois nécessaire d’agir sur les facteurs physiologiques sous-jacents. Un accompagnement personnalisé pour retrouver l’équilibre Lorsque les envies alimentaires deviennent envahissantes, un accompagnement peut faire toute la différence. Au cabinet, je vous propose une prise en charge globale, centrée sur vos besoins et votre fonctionnement. L’objectif n’est pas de supprimer les cravings à tout prix, mais de comprendre leur origine pour agir de manière ciblée. Le travail commence généralement par un ajustement de votre alimentation, grâce à un recalcul de votre ration et à des conseils adaptés à votre quotidien. Je propose également un coaching en ligne, qui permet un suivi régulier et un accompagnement dans les situations concrètes de votre vie quotidienne. Ce soutien favorise la mise en place de changements durables. En complément, la phytothérapie peut être utilisée pour agir sur certains déséquilibres hormonaux ou neurochimiques. Elle peut notamment soutenir la gestion du stress, améliorer la qualité du sommeil ou aider à réguler l’appétit, toujours dans un cadre personnalisé et sécurisé. Retrouver une relation apaisée avec l’alimentation Les cravings ne sont pas une fatalité. Ils sont souvent le signe que quelque chose mérite d’être ajusté dans votre alimentation ou votre mode de vie. En comprenant leur origine et en mettant en place des stratégies adaptées, il est possible de retrouver une relation plus sereine avec votre alimentation, sans frustration ni interdits. Si vous souhaitez être accompagné(e) dans cette démarche, je peux vous aider à mettre en place des solutions concrètes, adaptées à votre quotidien et à vos objectifs.

À l’approche de l’Aïd-el-Fitr, cette fête qui marque la fin du mois de jeûne, il est naturel de vouloir partager des repas généreux et savoureux avec ses proches. Comme je l’expliquais déjà dans mon article consacré au ramadan (repris notamment par Sciences et Avenir et La Provence ), ce mois sacré modifie profondément nos rythmes alimentaires et nos habitudes physiologiques, impactant l’énergie, l’appétit et la digestion . Cependant, au moment de l’Aïd et dans les jours qui suivent, cette envie de festoyer peut mettre notre corps en difficulté si nous revenons brusquement à une alimentation très riche ou déséquilibrée. Après une période de jeûne diurne prolongé, notre système digestif a adapté sa production enzymatique, sa motricité gastro-intestinale et sa gestion hormonale : une reprise alimentaire excessive peut engendrer des inconforts tels que ballonnements, reflux, fatigue marquée, mais aussi une prise de poids non souhaitée . Il est possible de célébrer l’Aïd en respectant cette période de transition physiologique, en combinant plaisir et nutrition adaptée.

Dans l’accompagnement de la perte de poids, je constate souvent que la difficulté ne réside pas uniquement dans l’équilibre alimentaire. Les sensations de faim et de satiété, les envies irrépressibles, le grignotage ou l’alimentation émotionnelle peuvent freiner les efforts, même lorsque la motivation est bien présente. J’ai donc proposé à Claire Khalfa , hypnothérapeute installée à Nantes, de vous présenter l’anneau gastrique virtuel par hypnose. Dans l’article qui suit, elle explique en quoi consiste cette méthode, à qui elle s’adresse et comment elle peut venir soutenir une démarche de perte de poids, sans chirurgie. Nos approches ne se remplacent pas, elles peuvent être complémentaires. Je vous laisse découvrir son éclairage pour mieux comprendre cette technique et voir si elle peut correspondre à votre situation.

Ces derniers mois, le thé hōjicha s’invite de plus en plus sur les réseaux sociaux. Présenté comme une alternative douce au matcha, il suscite curiosité et engouement… alors même qu’il est, historiquement, bien plus ancien que le matcha. J’ai eu le plaisir d’être interviewée dans cet article d’Allo Docteurs, qui revient précisément sur cette question : le hōjicha possède-t-il les mêmes bienfaits que le matcha ? La réponse est nuancée. Bien qu’ils proviennent tous deux du Camellia sinensis, leur mode de transformation change profondément leurs propriétés. La torréfaction du hōjicha réduit fortement sa teneur en théine et en antioxydants, ce qui en fait une boisson plus douce, mieux tolérée par les personnes sensibles à la caféine, mais sans l’effet stimulant caractéristique du matcha. Cet article est donc l’occasion de découvrir (ou redécouvrir) un thé traditionnel japonais, longtemps consommé au quotidien au Japon, et qui connaît aujourd’hui une seconde vie grâce aux réseaux sociaux. Une bonne illustration du fait que les tendances actuelles ne sont pas toujours synonymes de nouveauté, mais parfois de redécouverte. 👉 Lien vers l’article : https://www.allodocteurs.fr/le-the-hojicha-possede-t-il-les-memes-bienfaits-que-le-matcha-45934.html







