Gérer la prise de poids liée à l’hormonothérapie après un cancer du sein
Laurianne Chignard • 19 novembre 2025
Gérer la prise de poids liée à l’hormonothérapie après un cancer du sein
Après un cancer
du sein, l’hormonothérapie occupe une place déterminante dans la prévention des récidives. Elle suscite de nombreuses interrogations, notamment lorsqu’une prise de poids ou une modification de la silhouette apparaît au fil des mois, ce qui rend "l'après cancers" encore plus compliqué que prévu, avec ce corps qui change hors de votre contrôle. J’aimerais vous expliquer ce qui se joue, et surtout ce que vous pouvez mettre en place pour retrouver un meilleur confort corporel et préserver votre santé sur le long terme.
L’hormonothérapie agit en modulant ou en bloquant l’action des œstrogènes, car ces hormones peuvent stimuler la croissance de certains cancers hormono-dépendants. Qu’il s’agisse d’un anti-aromatase ou du tamoxifène, l’objectif reste le même : réduire au maximum l’environnement hormonal susceptible d’alimenter des cellules résiduelles. Ce traitement constitue donc un pilier incontournable du suivi post-cancer, même s’il n’est pas toujours simple à vivre au quotidien.
En parallèle de son efficacité thérapeutique, l’hormonothérapie entraîne des effets secondaires qui peuvent perturber profondément le métabolisme. Une diminution de la masse musculaire, une augmentation de la graisse abdominale, des bouffées de chaleur, une fatigue persistante ou encore une sensibilité accrue aux douleurs articulaires font partie des symptômes les plus fréquents. Ces modifications créent progressivement un contexte propice à la prise de poids, non pas par excès alimentaire, mais bien en raison d’une modification hormonale et métabolique difficile à contrer sans accompagnement adapté. Beaucoup de personnes me confient se sentir en décalage avec leur corps, moins toniques, parfois davantage limitées dans leurs mouvements : "mon corps à pris 40ans depuis la mise en place de ce traitement".
C’est précisément ici que la prise en charge diététique prend tout son sens. Mon rôle consiste à vous aider à stabiliser la prise de graisse et à amorcer une perte, tout en protégeant votre masse musculaire et votre capital osseux, qui peuvent être fragilisés par les traitements. Je vous accompagne également pour limiter les douleurs articulaires grâce à une alimentation anti-inflammatoire raisonnée et compatible avec vos traitements. J’aime travailler de façon globale, car je sais qu’un simple ajustement alimentaire ne suffit pas toujours lorsque l’organisme a été bouleversé, car oui, ce n'est pas "facile", les techniques d'amaigrissement simples ne sont pas appropriées et ne donne pas résultats sur le long therme. De plus, ces changements alimentaire doivent pouvoir tenir au moins tout le temps des traitements
Votre hygiène de vie dans son ensemble mérite souvent une adaptation progressive. L’alimentation doit être repensée pour soutenir votre métabolisme, optimiser la satiété et maintenir un apport protéique suffisant. Le sommeil joue un rôle essentiel dans la régulation hormonale et la gestion du stress, deux leviers majeurs de la prise de poids post-cancer. L’activité physique, qu’elle soit douce ou structurée, reste l’un des meilleurs moyens de conserver le muscle, d’améliorer la mobilité et de réduire l’inflammation, sans nécessairement parler de “sport” au sens strict. Je privilégie toujours une approche réaliste, adaptée à votre énergie et à vos capacités du moment.
Nous pouvons également intégrer la phytothérapie lorsque c’est pertinent, puisqu’elle peut offrir un soutien intéressant sur certains symptômes. Toutefois, n'oubliez pas que les interactions entre plantes et hormonothérapie sont nombreuses et parfois dangereuses. On ne se supplémente jamais seul dans ce contexte. Une évaluation individualisée reste indispensable pour éviter toute interférence avec votre traitement anticancéreux, attention donc aux offre miraculeuses proposées sur les réseaux par des vendeurs pseudo soignants .
J’ai à cœur de vous accompagner avec précision et bienveillance dans cette période délicate. Vous pouvez retrouver un équilibre, une silhouette qui vous ressemble de nouveau et un confort corporel réel. Tout cela demande parfois un peu de temps, mais chaque ajustement compte et vous rapproche d’un mieux-être durable.
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Quand j'ai intégré le Z-Métrix à ma pratique il y a bientôt dix ans, ce n'était pas par effet de mode. C'était une réponse concrète à une limite que je ressentais au quotidien : la balance seule ne raconte qu'une partie de l'histoire. Un chiffre sur un écran ne distingue pas le muscle de la graisse, l'eau de la masse cellulaire. Et pourtant, c'est précisément cette distinction qui change tout dans l'accompagnement d'un patient. Le Z-Métrix est un appareil de bioimpédance multifréquence, et c'est celui que j'utilise en cabinet depuis près d'une décennie. Je tiens à être claire : il n'est pas indispensable à une bonne pratique diététique. Un bilan rigoureux, une anamnèse détaillée et une écoute attentive restent les fondamentaux de mon métier. Mais pour beaucoup de patients, cet outil change quelque chose d'important : il rend visible ce qui était invisible, et objective ce que les mots peinent parfois à faire comprendre. Je dis souvent qu'il vous permet de voir ce qui est dans ma tête : des choses qui me sembles évidentes au vu de vos réponses mais qui ne votre coté est très abstrait. Et quant j'ai un doute, la mesure via le Zmetrix permet de trancher. Sa fiabilité et la lisibilité de ses résultats en font un vrai support de consultation, autant pour moi que pour les personnes que j'accompagne. C'est dans cet esprit que je vous propose une série de trois articles consacrés au Z-Métrix rédigés par Eva Cornet, Ingénieure Biomédicale et Directrice de la division Impédancemétrie chez COSMED France. Le premier,vous explique la technologie dans le détail , avec la précision de celle qui la connaît mieux que quiconque. Les deux articles suivants aborderont son utilité concrète du côté du diététicien, puis l'intérêt réel pour le patient. Bonne lecture.









