Janvier : Et si on s'offrait une parenthèse sans alcool ?

Laurianne Chignard • 1 janvier 2026

Janvier : Et si on s'offrait une parenthèse sans alcool ?

Les fêtes de fin d'année s'achèvent, emportant avec elles leur lot de toasts et de célébrations. Et si, pour bien démarrer 2026, vous rejoigniez le mouvement du Défi de Janvier ? Inspiré du célèbre "Dry January", ce challenge (à retrouver sur defi-de-janvier.fr) propose de mettre l'alcool de côté pendant 31 jours.

Loin d'être une punition, c'est une véritable expérience pour redécouvrir son corps et son esprit.

Pourquoi relever le défi ? (Spoiler : Votre corps va vous remercier)
Arrêter l'alcool pendant un mois, ce n'est pas seulement économiser sur l'addition du restaurant. C’est un immense cadeau que vous faites à votre organisme. Voici ce qui se passe quand on dit "non" au verre de trop :

1. Une silhouette affinée et plus d'énergie

  • L'alcool est ce qu'on appelle une "calorie vide". En plus d'être calorique en soi, il favorise le stockage des graisses et donne souvent faim (le fameux burger de fin de soirée).
  • Poids : Beaucoup de participants constatent une perte de poids naturelle ou un dégonflement du visage et du ventre.
  • Forme physique : Sans alcool, votre foie se régénère, votre hydratation s'améliore et votre peau devient plus éclatante.

2. Un mental d'acier et un sommeil de plomb

  • On pense souvent que l'alcool aide à dormir. Erreur ! S’il aide à s’endormir plus vite, il dégrade considérablement la qualité du sommeil profond.
  • Mental : Après 15 jours, on observe une meilleure concentration et une réduction de l'anxiété.
  • Sommeil : Vous vous réveillerez enfin avec la sensation d'être réellement reposé(e), prêt(e) à attaquer la journée sans ce "brouillard" matinal.

Ce n'est pas un adieu, c'est une mise au point
L'idée du Défi de Janvier n'est pas de devenir abstinent pour le restant de ses jours. Le but est bien plus subtil : reprendre le contrôle.

Il s'agit de sortir de l'automatisme. On ne compte plus les verres bus "par habitude" ou "parce que c'est l'heure". En faisant cette pause, vous observez votre relation à la boisson. C’est une opportunité de décider quand vous avez vraiment envie d'un verre pour le plaisir, plutôt que de le subir par réflexe.

Le saviez-vous ? La majorité des personnes ayant relevé le défi consomment moins d'alcool, de manière plus consciente, même plusieurs mois après la fin du mois de janvier.

Le défi social : Apprendre à dire "Non merci"
On le sait, en France, l'alcool est le ciment de la sociabilité. Ne pas boire en soirée suscite souvent des questions, voire des taquineries.

Relever le défi, c'est aussi observer ce rapport à l'autre :
  • Pourquoi se sent-on obligé de justifier le fait de ne pas boire ?
  • Peut-on s'amuser autant avec un "mocktail" ou une eau pétillante ? (La réponse est oui !)
  • C’est l'occasion de réaliser que la fête réside dans la compagnie et le partage, pas dans le degré d'alcool de votre verre. Vous serez d'ailleurs surpris de voir que votre démarche inspire souvent vos amis !
Ci dessous, ma petite intervention sur le sujet, au JT de France 3 Pays de la Loire du 2 janvier 2025 (merci à Juliette Poirier pour l'invitation)


Prêt(e) à tester l'aventure ?


Il n'y a rien à perdre, et tout à gagner (en énergie, en clarté et en santé). Rendez-vous sur defi-de-janvier.fr pour trouver des ressources et rejoindre la communauté.


Alors, on commence quand ?

par Laurianne Chignard 8 avril 2026
Après avoir abordé le cadre légal et financier de ces nouveaux traitements, il est temps de soulever une question qui me tient particulièrement à cœur : pourquoi, alors que nous parlons de nutrition et de métabolisme, le rôle du diététicien est-il si souvent relégué au second plan dans les protocoles officiels ? En 2026, si l’ouverture de la prescription s’est élargie à un plus grand nombre de médecins, le constat sur le terrain est inquiétant. De nombreux patients repartent avec une ordonnance pour du Wegovy ou du Saxenda, mais avec des conseils associés extrêmement inégaux. La loterie du conseil nutritionnel Selon le praticien que vous consultez, l'accompagnement peut aller du suivi très pointu à... rien du tout. Pire encore, certains reçoivent des conseils inappropriés, voire contre-productifs. Car non, la nutrition ne se limite pas à "manger plus de légumes" ou "réduire les portions". C'est un métier à part entière qui demande une expertise fine, d'autant plus quand une molécule vient modifier chimiquement vos signaux biologiques. Recevoir une prescription sans un plan nutritionnel adapté, c'est être propulsé dans un changement corporel majeur sans mode d'emploi. Un parcours de soin lacunaire : la responsabilité du patient Aujourd'hui, il faut le dire clairement : la consultation diététique n'est pas obligatoire dans le parcours de soins lié à la prise de GLP-1. C'est une faille majeure de notre système de santé qui, en ne remboursant pas systématiquement cet accompagnement, laisse le patient seul face à ses injections. En attendant que les politiques de santé évoluent, il en va de la responsabilité de chaque patient de prendre son obésité pour ce qu'elle est : une maladie chronique. On ne soigne pas une pathologie complexe et durable avec une solution de facilité ou un simple "coupe-faim" chimique. Pour obtenir des résultats qui ne s'évaporent pas à l'arrêt du traitement, il est indispensable d'adopter une stratégie complète : médicale, émotionnelle et, bien sûr, nutritionnelle. Gérer l'invisible : au-delà de la balance L’alimentation sous analogues du GLP-1 n'est pas seulement une question de perte de poids ; c'est votre premier levier pour réguler les effets secondaires et protéger votre santé : Combattre la fatigue et préserver les muscles : La perte de poids peut être si fulgurante qu’elle entraîne une fonte musculaire sévère. Sans un ajustement précis des apports en protéines, vous risquez de vous affaiblir durablement. Apaiser le système digestif : Nausées, reflux ou ralentissement du transit sont fréquents. Des ajustements alimentaires ciblés permettent souvent de mieux tolérer le traitement au quotidien. Éviter les carences : Quand l'appétit disparaît, chaque bouchée doit compter. Je vous aide à densifier vos repas pour que votre corps ne manque de rien. Mon regard de professionnelle Le diététicien n'est pas une option "en plus" ; c'est le garant de la sécurité et de la pérennité de votre parcours. Mon rôle est de transformer cette aide médicamenteuse en un succès durable, en vous donnant les clés de compréhension que la chimie seule ne peut pas vous offrir. La semaine prochaine, nous entrerons dans le vif du sujet scientifique : comment ces molécules agissent-elles concrètement sur votre corps et votre cerveau ?
par Laurianne Chignard 31 mars 2026
Après avoir évoqué l’engouement médiatique autour de molécules comme le Wegovy ou le Mounjaro , il est temps de redescendre sur terre. En France, l’accès à ces traitements est strictement encadré par la loi et par des critères médicaux précis. Pour beaucoup, le frein n’est pas seulement de santé, il est aussi financier. Comprendre les molécules : de quoi parle-t-on ? Il est facile de s'y perdre entre les noms commerciaux. Voici un petit tableau pour y voir plus clair sur les principaux traitements disponibles ou en cours de déploiement en 2026 :
par Laurianne Chignard 27 mars 2026
L’axe intestin-cerveau suscite beaucoup d’intérêt… mais aussi parfois des incompréhensions. En consultation, j’entends encore souvent cette phrase : “on m’a dit que c’était dans ma tête”. Derrière ces mots, il y a souvent un sentiment d’invalidation, voire de découragement. Je tiens à être très claire : oui, les émotions peuvent influencer le fonctionnement digestif. Mais non, cela ne signifie absolument pas que les symptômes sont “imaginaires”. Le ressenti est réel, les mécanismes sont biologiques, et la prise en charge mérite d’être sérieuse et globale. Un dialogue permanent entre intestin et cerveau L’intestin et le cerveau sont en communication constante. Ce dialogue repose notamment sur le système nerveux, les hormones et le système immunitaire. Ainsi, une période de stress, d’anxiété ou de surcharge mentale peut modifier la motricité intestinale, la sensibilité digestive ou encore les sécrétions digestives. Cela peut se traduire par des douleurs, des ballonnements, des troubles du transit ou une sensation d’inconfort diffus. Dans ce contexte, dire que “c’est psychologique” est à la fois vrai… et très incomplet. Ce que j’observe en pratique, c’est que l’origine peut être émotionnelle, mais les conséquences, elles, sont bien physiques. Autrement dit, vous ne “fabriquez” pas vos symptômes : votre corps réagit. Quand le psychisme impacte réellement l’intestin Le stress chronique, par exemple, peut entraîner une hyperactivation du système nerveux, ce qui perturbe directement le fonctionnement digestif. On observe notamment une hypersensibilité intestinale, des troubles du transit et parfois une altération de la barrière intestinale. Ces phénomènes sont aujourd’hui bien décrits dans la littérature scientifique et expliquent pourquoi certains troubles digestifs existent sans lésion visible. Cela ne rend pas ces troubles “moins vrais”. Au contraire, cela montre que le corps et le cerveau sont intimement liés. Le microbiote : un acteur clé… aussi pour le mental Depuis quelques années, les recherches sur le microbiote intestinal ouvrent des perspectives très intéressantes. Certaines bactéries intestinales participent directement ou indirectement à la production de sérotonine, un neurotransmetteur impliqué dans la régulation de l’humeur, du sommeil et de l’anxiété. On estime d’ailleurs qu’une grande partie de la sérotonine de l’organisme est produite au niveau intestinal. Plus encore, certaines études montrent que les métabolites produits par le microbiote (comme les acides gras à chaîne courte) peuvent moduler le système sérotoninergique intestinal et influencer des fonctions à la fois digestives et neurologiques. Cela signifie que l’état de votre microbiote peut avoir un impact, indirect mais réel, sur votre équilibre psychique. Une relation dans les deux sens Ce qui est essentiel à comprendre, c’est que la relation intestin-cerveau fonctionne dans les deux sens. Le stress peut perturber l’intestin. Mais l’état de l’intestin peut aussi influencer le mental. La sérotonine apparaît d’ailleurs comme un médiateur central dans cette communication entre microbiote, intestin et cerveau. On commence même à explorer des pistes thérapeutiques autour du microbiote pour améliorer certains troubles digestifs… mais aussi certains troubles de l’humeur. Ces résultats restent encore en construction, mais ils ouvrent des perspectives très concrètes. L’alimentation comme point d’appui Dans cette approche, l’alimentation reste un levier majeur. Elle permet de soutenir la diversité du microbiote, de favoriser la production de métabolites bénéfiques et de participer à la régulation de l’inflammation. Je veille toujours à proposer des ajustements progressifs, sans rigidité excessive. L’objectif est d’apaiser, pas de contraindre davantage. Une approche plus juste et plus rassurante Comprendre l’axe intestin-cerveau permet souvent de changer de regard sur ses symptômes. Non, ce n’est pas “juste dans la tête”. Oui, le psychisme peut être un point de départ… mais les répercussions sont bien physiques. Et inversement, agir sur l’intestin peut aussi contribuer à améliorer le bien-être global. Ce que je souhaite que vous reteniez Les troubles digestifs sont souvent multifactoriels. Ils ne relèvent ni uniquement du corps, ni uniquement du mental. C’est précisément cette interaction qui les rend parfois complexes… mais aussi accessibles à une prise en charge globale, progressive et personnalisée. Pour aller plus loin (études scientifiques) Si vous souhaitez approfondir, voici quelques publications accessibles qui explorent le lien entre microbiote intestinal et sérotonine : Serotonin and the gut microbiome: pathways and health implications Gut microbiota-derived metabolites regulate serotonin system Crosstalk between serotonin and the microbiota–gut–brain axis Ces travaux montrent notamment que le microbiote peut moduler la production et l’activité de la sérotonine, renforçant l’idée d’un dialogue étroit entre intestin et cerveau.
par Laurianne Chignard 24 mars 2026
Il est aujourd’hui presque impossible de naviguer sur les réseaux sociaux, de TikTok à Instagram, sans croiser le témoignage d’une célébrité ou d’un influenceur vantant les mérites d'une "perte de poids fulgurante". Derrière ces vidéos virales se cachent les analogues du GLP-1, ces molécules comme le Wegovy, le Saxenda ou encore l’Ozempic et le Mounjaro, qui bouleversent actuellement la prise en charge de l’obésité à travers le monde. En tant que diététicienne-nutritionniste, je constate chaque jour au cabinet l’immense curiosité, mais aussi les nombreuses craintes que ces traitements suscitent chez vous. Si la science progresse, elle ne doit pas faire oublier l'essentiel : votre corps a besoin d'un cadre protecteur pour que ces changements soient durables et sans danger. Une série pour y voir plus clair Face à l’avalanche d’informations , parfois contradictoires, circulant en ligne, j'ai décidé de consacrer les prochaines semaines à décrypter ce sujet pour vous. Chaque semaine, nous explorerons ensemble une facette différente de cette révolution médicale pour que vous puissiez redevenir acteur de votre santé. Voici le programme de nos rendez-vous hebdomadaires : Le cadre légal en France : Nous débuterons par un point essentiel sur les conditions de prescription. Qui peut réellement y prétendre en 2026 et quel est le parcours de soin officiel ? La position de ma profession : Pourquoi le rôle du diététicien est-il le grand oublié des protocoles actuels ? Nous parlerons du coût de ces parcours pour les patients et de l'importance capitale d'un suivi pour éviter l'effet rebond à l'arrêt du traitement. L’assiette pendant et après le traitement : Puisque l’appétit diminue drastiquement, comment s'assurer que chaque bouchée vous apporte l'énergie nécessaire ? Nous verrons aussi comment stabiliser votre poids sur le long terme. Gare aux "analogues" du grand public : Pour clore cette série, nous ferons la lumière sur les patchs ou compléments alimentaires vendus en ligne. Que valent ces promesses de "solutions naturelles" face à la réalité scientifique ? Bien plus qu'une simple injection L'engouement actuel pour les analogues du GLP-1 ne doit pas occulter une vérité fondamentale : une molécule ne remplace pas l'apprentissage des signaux de faim, la gestion des émotions ou le plaisir de bien manger. Mon rôle est de vous accompagner pour que ces outils médicaux soient une étape vers un mieux-être global, et non une solution éphémère. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour notre premier sujet : comprendre le parcours de prescription en France et savoir si ce dispositif est adapté à votre situation.
par Laurianne Chignard 24 mars 2026
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par Laurianne Chignard 4 mars 2026
À l’approche de l’Aïd-el-Fitr, cette fête qui marque la fin du mois de jeûne, il est naturel de vouloir partager des repas généreux et savoureux avec ses proches. Comme je l’expliquais déjà dans mon article consacré au ramadan (repris notamment par Sciences et Avenir et La Provence ), ce mois sacré modifie profondément nos rythmes alimentaires et nos habitudes physiologiques, impactant l’énergie, l’appétit et la digestion . Cependant, au moment de l’Aïd et dans les jours qui suivent, cette envie de festoyer peut mettre notre corps en difficulté si nous revenons brusquement à une alimentation très riche ou déséquilibrée. Après une période de jeûne diurne prolongé, notre système digestif a adapté sa production enzymatique, sa motricité gastro-intestinale et sa gestion hormonale : une reprise alimentaire excessive peut engendrer des inconforts tels que ballonnements, reflux, fatigue marquée, mais aussi une prise de poids non souhaitée . Il est possible de célébrer l’Aïd en respectant cette période de transition physiologique, en combinant plaisir et nutrition adaptée.
par Claire Khalfa 4 mars 2026
Dans l’accompagnement de la perte de poids, je constate souvent que la difficulté ne réside pas uniquement dans l’équilibre alimentaire. Les sensations de faim et de satiété, les envies irrépressibles, le grignotage ou l’alimentation émotionnelle peuvent freiner les efforts, même lorsque la motivation est bien présente. J’ai donc proposé à Claire Khalfa , hypnothérapeute installée à Nantes, de vous présenter l’anneau gastrique virtuel par hypnose. Dans l’article qui suit, elle explique en quoi consiste cette méthode, à qui elle s’adresse et comment elle peut venir soutenir une démarche de perte de poids, sans chirurgie. Nos approches ne se remplacent pas, elles peuvent être complémentaires. Je vous laisse découvrir son éclairage pour mieux comprendre cette technique et voir si elle peut correspondre à votre situation.
par Laurianne Chignard 8 février 2026
Ces derniers mois, le thé hōjicha s’invite de plus en plus sur les réseaux sociaux. Présenté comme une alternative douce au matcha, il suscite curiosité et engouement… alors même qu’il est, historiquement, bien plus ancien que le matcha. J’ai eu le plaisir d’être interviewée dans cet article d’Allo Docteurs, qui revient précisément sur cette question : le hōjicha possède-t-il les mêmes bienfaits que le matcha ? La réponse est nuancée. Bien qu’ils proviennent tous deux du Camellia sinensis, leur mode de transformation change profondément leurs propriétés. La torréfaction du hōjicha réduit fortement sa teneur en théine et en antioxydants, ce qui en fait une boisson plus douce, mieux tolérée par les personnes sensibles à la caféine, mais sans l’effet stimulant caractéristique du matcha. Cet article est donc l’occasion de découvrir (ou redécouvrir) un thé traditionnel japonais, longtemps consommé au quotidien au Japon, et qui connaît aujourd’hui une seconde vie grâce aux réseaux sociaux. Une bonne illustration du fait que les tendances actuelles ne sont pas toujours synonymes de nouveauté, mais parfois de redécouverte. 👉 Lien vers l’article : https://www.allodocteurs.fr/le-the-hojicha-possede-t-il-les-memes-bienfaits-que-le-matcha-45934.html
par Laurianne Chignard 8 février 2026
La maladie de Hashimoto est une pathologie auto-immune de la thyroïde encore trop souvent diagnostiquée tardivement. En consultation, je rencontre régulièrement des personnes qui « sentent bien que quelque chose ne va pas », sans parvenir à mettre des mots précis sur leurs ressentis. Fatigue persistante, moral en berne, prise de poids inexpliquée… autant de signaux parfois banalisés, alors qu’ils méritent une vraie attention. La difficulté avec la thyroïdite de Hashimoto, c’est que ses symptômes sont nombreux, peu spécifiques et variables d’une personne à l’autre. On retrouve fréquemment une fatigue chronique, une frilosité inhabituelle, une prise de poids ou une difficulté à en perdre malgré des efforts, une chute de cheveux, une peau sèche, des troubles digestifs comme la constipation, des troubles de la concentration et de la mémoire, une baisse de la motivation, des douleurs musculaires ou articulaires, des cycles menstruels irréguliers ou encore une baisse de la libido. Chez les femmes, ces manifestations peuvent passer totalement inaperçues, en particulier autour de la périménopause ou de la ménopause. Bouffées de chaleur, fatigue, troubles du sommeil, variations de l’humeur ou prise de poids sont souvent attribués uniquement aux changements hormonaux liés à cette période de vie, alors qu’une atteinte thyroïdienne peut coexister ou s’installer progressivement. C’est ce chevauchement des symptômes qui retarde parfois le diagnostic. La première étape reste incontournable : consulter son médecin traitant. C’est lui qui pourra évaluer la pertinence des examens biologiques en fonction de votre clinique et de votre histoire personnelle et familiale. La prise de sang est ensuite un outil clé du dépistage, mais il est important de rappeler qu’un dosage isolé de la TSH ne suffit pas pour explorer correctement la thyroïde. Pour une évaluation plus complète, il est nécessaire de doser également les hormones thyroïdiennes libres, la T3 et la T4, ainsi que les anticorps spécifiques, notamment les anti-TPO et anti-thyroglobuline, marqueurs de l’auto-immunité. Le remboursement par la sécurité sociale est controlé, alors certains médecins ne les prescrive pas pour "un simple doute" Aujourd’hui, il est possible de demander ces dosages directement en laboratoire (mëme sans ordonnance médicale). Cette option peut représenter un premier pas pour certaines personnes qui ne sente pas écoutées par le médecin , mais il faut avoir en tête que les analyses restent alors entièrement à la charge du patient. Surtout, il est essentiel de ne pas jouer à l’apprenti sorcier. Des résultats en dehors des normes ne doivent jamais conduire à un auto-diagnostic ou à une auto-prise en charge. En cas d’anomalies biologiques, la consultation d’un endocrinologue est indispensable (et ne sera plus refusée par votre médecin avec vos analyses en poche). Ce spécialiste pourra interpréter finement les résultats sanguins et demandera, a minima, une échographie thyroïdienne afin de confirmer ou non le diagnostic de thyroïdite de Hashimoto. Sous l’angle de la médecine fonctionnelle , il est toutefois possible d’agir en amont, lorsque les valeurs biologiques sont encore dans les normes mais ne se situent pas dans des zones considérées comme optimales, notamment en présence de symptômes évocateurs. Dans ce contexte, un travail sur l’hygiène de vie, l’alimentation, la gestion du stress et les éventuelles carences micronutritionnelles peut déjà apporter un réel bénéfice et contribuer à ralentir l’évolution de la dysfonction thyroïdienne. Lorsque la maladie de Hashimoto est confirmée, une prise en charge diététique adaptée est fortement recommandée . L’objectif n’est pas de « guérir » la maladie, mais d’accompagner le traitement médical, de soutenir la fonction thyroïdienne, de moduler l’inflammation et d’améliorer la qualité de vie au quotidien. Une alimentation personnalisée, réfléchie et évolutive fait pleinement partie du parcours de soins. Être à l’écoute de ses symptômes, oser poser des questions et se faire accompagner par des professionnels formés reste aujourd’hui la meilleure stratégie pour avancer sereinement face à la maladie de Hashimoto.
par Laurianne Chignard 28 janvier 2026
Le mercredi 11 février à 19h30, j’aurai le plaisir de participer à une soirée un peu particulière au Do It Bar , à Nantes. Organisé par la Jeune Chambre Économique de Nantes , l’événement Option Zéro propose une immersion conviviale dans l’univers des boissons sans alcool, à travers un format mêlant quiz, témoignages et dégustation. L’objectif est simple : montrer qu’il est tout à fait possible de partager un moment festif sans alcool, sans frustration ni ennui, et surtout avec beaucoup de goût. Dans ma pratique je rencontre régulièrement des personnes qui souhaitent réduire leur consommation d’alcool, faire une pause, ou simplement explorer d’autres options, sans toujours savoir par où commencer. Cette soirée s’inscrit pleinement dans cette démarche. Elle offre un espace bienveillant pour échanger, poser des questions et découvrir concrètement des alternatives qualitatives. Je serai accompagnée de Jean-Philippe Braud, fondateur de Gueule de Joie , une enseigne spécialisée dans les boissons sans alcool. Ensemble, nous aborderons différents aspects : les raisons qui peuvent pousser à consommer moins d’alcool, les bénéfices possibles sur la santé et le quotidien, mais aussi la réalité du marché actuel, qui évolue rapidement avec des produits de plus en plus travaillés sur le plan aromatique. Au-delà des apports théoriques, la dégustation occupe une place centrale dans la soirée. Elle permet de déconstruire certaines idées reçues, notamment celle selon laquelle le sans alcool serait fade ou peu intéressant. Aujourd’hui, on trouve des bières, des cocktails et des boissons fermentées sans alcool aux profils sensoriels complexes, capables de rivaliser avec leurs équivalents alcoolisés. D’un point de vue nutritionnel, réduire ou supprimer l’alcool peut avoir des effets positifs sur le sommeil, la digestion, l’énergie, la gestion du poids ou encore la santé hépatique. Bien sûr, chaque situation est individuelle, et il ne s’agit pas d’imposer un modèle unique, mais plutôt d’ouvrir le champ des possibles et de redonner du choix. Cette soirée s’adresse à toutes celles et ceux qui sont curieux, en questionnement, ou simplement amateurs de nouvelles expériences gustatives. L’entrée est fixée à 7 € , et l’événement se déroule au Do It Bar à partir de 19h30. Je me réjouis de pouvoir échanger avec vous dans ce cadre convivial, et de contribuer à faire évoluer le regard porté sur le sans alcool. Si vous avez envie de découvrir une autre manière de faire la fête, Option Zéro est une belle occasion de franchir le pas. Au plaisir de vous y retrouver.